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  • : Ce blog existe afin de dénoncer les aberrations et dangers de l'expérimentation animale, en faisant la promotion des méthodes substitutives et en luttant contre toute forme d'exploitation animale.
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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 14:43

 

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 Compte rendu de l’organisation de la marche « silencieuse » et non violente pour les droits des animaux du 30 octobre 2010 à Mézilles.

 

 

Le samedi 30 octobre 2010 a été organisé par le CCEA, Collectif Contre l’Exploitation Animale, une marche "silencieuse" et non violente pour les droits des animaux, afin de s'opposer aux expériences pratiquées sur eux et à l’exploitation dont ils sont victimes.

 

Le CCEA est au départ constitué de militants qui souhaitent mettre un « coup de projecteur » sur la cruauté, la bêtise, l’inutilité et la dangerosité de l’expérimentation animale.

 

Cette action, située à Mézilles dans l’Yonne (89), ciblait à titre symbolique un élevage « renommé » : le CEDS, Centre d’Elevage Des Souches qui existe maintenant depuis presque 35 ans.

Cet élevage, qui produit des chiens (beagles et labradors) à destination des laboratoires de recherche, est en effet le plus grand de France (avec 14 hectares) mais aussi l’un des plus grands d’Europe.

 

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Cette marche citoyenne, solidaire des animaux maltraités, avait aussi pour but de donner aux forces de l’ordre, aux politiques et aux médias, une image positive et non violente des militants de la cause animale, trop souvent injustement critiqués.

 

Environ 300 personnes, issues des quatre coins de la France mais aussi de certains pays limitrophes, se sont alors regroupées.

 

Et une quinzaine d'associations était représentée :  

 

La Fondation Brigitte Bardot, PETA, L.214, Respectons, DDA, CLEDA, CAV Lévriers sans frontières, Antidote, Pro Anima, LFCV, Les chats de Limeil, Chiens sans famille (89), L'Homme et son chien, Europe Animal Protection, Combative (Dijon), SPA, L’Ecole du chat, Anima Vie, Végétarien magazine, GRAAL (groupement de réflexion et d’action pour l’animal).

 

Le collectif tient à remercier sincèrement l'ensemble des personnes ayant rendu possible cette marche par leur présence mais aussi par leur soutien, en relayant au plus grand nombre les informations utiles à son organisation et à sa réussite.

 

LE CAMPEMENT

Un campement, à quelques kilomètres de Toucy, a été organisé du vendredi 29 octobre au dimanche 31 octobre 2010, offrant ainsi la possibilité à toutes celles et ceux venant de loin ou désireux de se réunir plus longtemps, de rester ensemble et de dormir sur place.

 

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Sur le terrain, sympathiquement prêté pour l’occasion par une amie, nous avons eu le plaisir de trouver une vieille grange permettant de nous abriter en cas de pluie.

Certains d’entre nous étaient déjà sur place dès le jeudi afin de régler les derniers préparatifs. Puis le vendredi matin, une personne s’est occupée de tondre le terrain pour que nous puissions y installer nos tentes.

Les doux rayons du soleil et l’odeur de l’herbe fraîchement fauchée emplissait l’air d’une chaude et agréable senteur…

 

Dans l’après-midi, avant l’arrivée des premiers groupes, quatre toilettes sèches ont été installé ainsi que des jerricans d’eau potable.

 

Un fléchage, prévu pour retrouver le camp, a été mis en place aux carrefours, mais mystérieusement, les repères disparaissaient, et cela, à plusieurs reprises après avoir dû en accrocher de nouveau…

 

Malgré tout, les militants ont pu être accueilli dans une ambiance décontractée et festive où tout le monde a partagé solidairement les victuailles (végétariennes et végétaliennes) que chacun avait apportées.

 

Après un copieux repas, la soirée s’étendit autour d’un bon feu de camp, agrémenté de bière des faucheurs et de bons vins.

 

LE JOUR J : Samedi 30 octobre 2010

La première nuit s'est très bien déroulée ; au réveil, tout le monde était actif et motivé.

 

Alors que de nombreuses personnes commençaient à se regrouper sur le lieu de départ de la marche, d’autres rejoignaient les campeurs pour un dernier briefing autour d’un déjeuner champêtre, pendant qu’une équipe se tenait à disposition pour assurer les allers-retours à la gare.

 

Pour le camp, c’est l’heure d’aller au point de rassemblement !

 

Après un infini cortège de voiture qui se suit, nous avons été agréablement surpris en arrivant sur place, de voir les parkings prévus à cet effet déjà complets et le nombre de véhicules garés en file au bord de la route D965, qui s’étendait de minute en minute.

 

Un dernier briefing a eu lieu où il était proposé à chacun de s’équiper comme il le souhaitait (banderoles, panneaux, maquillage, combinaisons, masques…) et où il a été expliqué en quoi consistait l’inspection citoyenne tout en rappelant l’importance de l’objectif de cette marche « non violente ».

 

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Ce fut incroyable que sur un parcours d’environ 5 km à l’aller, se trouvaient des personnes de tous âges, parfois venues en famille, avec leurs enfants, accompagnées de leurs animaux ou de leur canne.

Bien qu’encadrés par les gendarmes, un de nos véhicules était prévu pour suivre la marche et ramener les plus fatigués d’entre nous (ou en cas d’urgence).

 

Tandis que les forces de l’ordre assuraient « notre sécurité » et le bon déroulement de la marche, le soleil réchauffait nos cœurs pourtant fort lourds à l’idée de tous ces chiens enfermés dans cet élevage de la honte.

 

L'encadrement policier était en effet conséquent : approximativement 50 gendarmes, 40 CRS, 2 hélicoptères… rien que pour nous !

 

Lorsque nous avons traversé Mézilles, nous avons marqué plusieurs arrêts au cœur de la ville, discutant et informant les passants, automobilistes et piétons.

 

 

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Dans une ambiance conviviale et fraternelle, les militants scandaient des slogans rythmés au son des mégaphones, tels que : "Mézilles, élevage de la honte", "Justice pour les animaux"...

Et ils brandissaient de nombreux visuels qui dénoncent les pratiques barbares de la vivisection et mettent en avant l'existence des méthodes substitutives.

 

 

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Un seul des habitants, penché à sa fenêtre, nous a copieusement insultés, mais les manifestants ont su garder leur calme, comme il en était convenu.

 

 

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INTERRUPTION DE LA MARCHE

Alors que la marche devait aboutir devant le CEDS à Mézilles, où sont donc élevés des milliers de chiens à destination des laboratoires d'expérimentation, nous arrivions à quelques centaines de mètres de l’élevage lorsqu’un véhicule de gendarmerie doté de cinq à six gendarmes nous barra la route.

 

Alors que nous attendions, tous stupéfiés, quatre gendarmes vinrent à notre rencontre : « Manifestation stoppée pour cause de visage masquée ».

 

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En réalité, une personne en particulier, déguisée et maquillée en clown, les dérangeait fortement.

Ce dernier devait leur fournir ses papiers d’identité sans quoi la marche serait interrompue au nom de la nouvelle loi « anti-cagoule »

 

Intimidation, provocation, gain de temps ???

 

Deux organisateurs discutèrent avec les gendarmes pour leur expliquer que ce n’était qu’un maquillage (festif qui plus est). D’autant qu’elle n’était pas la seule personne concernée puisque beaucoup d’autres portaient des masques et des costumes.

Il n’était donc pas juste qu’elle soit uniquement visée.

 

Nous avons alors questionné leur stratégie…

 

Afin de soutenir notre ami, de nombreuses personnes se portèrent à l’avant de la banderole de tête pour clamer leur désaccord.

 

Et l’ensemble des manifestants commença à s’impatienter.

Solidaires, les personnes grimées se mettaient à réclamer d’être elles aussi contrôlées… ce que les autorités tentèrent de faire, mais ils se retrouvèrent vite dans l’impossibilité d’exécuter leur devoir face au nombre trop important de contrôles à effectuer !

 

Le collectif rappella alors à chacun de ne pas céder à l’impatience et à l’énervement, et de bien vouloir rester derrière la banderole de tête afin de ne pas risquer de donner une « mauvaise » impression aux forces de l’ordre.

 

Au bout de longues minutes, nous avons enfin eu l’autorisation de reprendre notre marche. Certes, pas vraiment silencieuse, mais totalement non violente, comme nous le démontrions à nouveau tous ensemble.

 

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DEVANT LE CEDS

Nous arrivions enfin devant l’élevage…, en réalité devant un mur de CRS, équipés de leur tenue « anti-émeute » (Taser, Lacrymo, Flashball…), se tenant derrière une rangée de barrières, bloquant l’accès à l’élevage.

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Nous remarquions aussi l’important déploiement à l’intérieur, comme à l’extérieur : plus d'une demi-douzaine de RG et des forces de l’ordre réparties aussi bien le long des grillages que devant l’entrée des bâtiments et parmi les militants (pour les RG).

 

A plusieurs reprises, celles-ci nous recommandèrent même de ne pas pénétrer dans les bois : « faites attention aux chasseurs » nous disaient-ils…

Nous comprenions leur crainte de voir pris d’assaut cet élevage par des militants, nombreux et dépourvus de toutes armes !

Même si la révolte grondait de plus en plus fort, les militants restèrent concentrés sur leur objectif : dénoncer pacifiquement.

 

Malgré nos nombreuses tentatives de communication avec les responsables et le Préfet en personne, afin d’obtenir une réponse concrète à notre demande d’inspection citoyenne, nous étions bien réellement face  UN MUR ! Et nous n’avions en retour que l’écho du silence.

 

Une délégation de membres organisateurs, représentants associatifs et médias aurait été défini afin d'effectuer cette visite. Nous avons quand même tenté de lister à voix haute les représentants et les médias qui seraient présents lors de cet éventuel audit.

 

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Mais toujours aucune réponse… qui traduisait bel et bien un refus catégorique de la part des propriétaires, au courant de notre présence et cachés quelque part...

 

Aucun dialogue n'a pu être établi, que ce soit avec l'éleveur ou les représentants de l'Etat présents (Préfet, sous-Préfet...)

Le sous-préfet n’accepta de dialoguer avec l’un des organisateurs que dans le but de demander la fin de la manifestation.

C’est alors qu’il prétexta que la nuit tombait et qu’elle nous mettait en danger ; ce qui annulait l’autorisation de manifester, car ils ne pouvaient plus assurer notre sécurité.

Si malheureusement, nous persistions, nous serions alors dans l’illégalité !

 

Les manifestants sont concertés par les organisateurs pour connaitre leur volonté, à savoir : rester davantage, quitte à risquer les contrôles d’identité et garde à vue, ou rebrousser chemin, sachant que les 5 km parcourus jusqu’à maintenant se devaient d’être refait.

 

FIN DE LA MARCHE

La manifestation s'est donc terminée par un sitting ainsi que par un die in, avant que nous n’acceptions de repartir, rempli d’amertume mais boosté comme jamais !

 

« Nous allons revenir » !!!

 

De nombreux militants avaient les larmes aux yeux et la rage au ventre, tandis qu’au loin, les hurlements des chiens retentissaient.

 

Mais nous avons tout de même atteint notre objectif, pour cette fois ; médias, radio, tv, presse écrite ont relayé cet évènement de sa création à sa réalisation…

 

Les cris de ces chiens auront donc été entendus en dehors de cette prison !

 

Ce samedi soir fut retour chez soi pour certains, retour au camp pour d’autres, mais pour tous, cela restera une expérience intense, reflet de la solidarité et de l’engagement individuel prenant corps au cœur de cette action collective.

 

Le soir, le campement fut animé des discussions, des débriefes, des critiques et des félicitations… avec quelque peu une sensation d’inachevé, de ne pas avoir fait assez…

 

Mais quand cette folie humaine s’arrêtera t’elle enfin ???

Quand la cruauté sera t’elle condamnée ?????

 

Ce mouvement fut tout de même une belle victoire pour tous, avec près de 300 participants, plus de 15 associations et divers médias présents et aucune violence… pour la défense des droits des animaux !

 

Et pour qu’un jour, ils obtiennent le respect et la dignité qu’ils méritent…

 

 

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