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  • : Ce blog existe afin de dénoncer les aberrations et dangers de l'expérimentation animale, en faisant la promotion des méthodes substitutives et en luttant contre toute forme d'exploitation animale.
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:19

 

--  L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE VIVISECTIONNÉE À SON TOUR  --

 

  Lorsque l’on parle de savants "géniaux" qui ont fait l’Histoire de la recherche, comme Pavlov ou Pasteur, on devrait d’abord dénoncer les méthodes ridicules ou complètement fortuites adoptées par ces messieurs.

Des chercheurs en avance sur leur temps ? Pavlov, prix Nobel de médecine en 1904, n'a prouvé qu'une chose: qu'un chien affamé a très envie de manger. Il fut élève de Claude Bernard, inventeur de la vivisection moderne, un biologiste qui mettait des chiens vivants au four pour tenter de percer les mystères de la fièvre. Il n’y parvint jamais, mais fut abandonné par sa femme et sa fille lorsque, dans un élan d’intuition scientifique, il sacrifia leurs deux chiens domestiques pour les progrès de la recherche.
Pavlov n'a eu son Nobel que parce qu’il avait une multitude d’alliés dans la commission scientifique qui décernait les prix. Et c'est encore le cas aujourd'hui, en ce qui concerne les Nobel de médecine: prenez Luc Montagnier, il a eu le prix pour une découverte qu’il n’a jamais faite, à savoir le lien entre HIV et Sida.

Quant à Pasteur, tout ce qu'il a "trouvé" existait bien avant qu'il ne s'y intéresse: voici un homme qui n'a fait que patauger dans le doute et les erreurs, a usurpé des notes à ses confrères, et enfin a mis son nom sur une "découverte" qui, comme toujours, était due au hasard et non à la science.

 

Les chercheurs tentent de nous vendre l'idée que l'expérimentation est une valeur sure pour l'avancée de la recherche. Ainsi, dés qu'ils ont la chance de tomber juste (ce qui statistiquement est inévitable, tôt ou tard), ils font semblant que tel ou tel progrès est dû à leur investissement scientifique: de ce fait, tout sacrifice est justifié, à commencer par celui animal.

En réalité ces expériences n’ont aucun caractère de nécessité puisque leurs résultats ne sont pas transposables d’une espèce à l’autre, et ne renseignent donc pas sur les effets toxiques d’une substance X ou Y sur les humains.

Si nous voulons guérir l’homme, c’est l’organisme humain qui doit faire l’objet de l’étude.
L’origine et le développement des maladies étant différents au cas par cas, il y a fort peu de chances pour que de réelles avancées scientifiques viennent d’études effectuées sur les animaux. Quand on sait que le cancer débute par un dérèglement cellulaire spontané, alors que chez les animaux de laboratoire la maladie est injectée artificiellement (ce qui rend par définition incomparable l’issue des deux cas de figure homme / animal), il y aurait tout intérêt à reporter les crédits sur les recherches en biologie cellulaire et moléculaire humaines.

 

L’expérimentation animale comporte d’entrée deux contradictions "méthodologiques" énormes:

1) La vivisection est exigée par la loi, alors que tout est orchestré afin qu'une certaine confusion nous laisse croire que c'est la recherche scientifique qui ne peut se passer de cette méthode.

2) Lorsque l'on demande aux chercheurs pourquoi ils utilisent des animaux, ils répondent "Parce qu'ils sont comme nous". Ensuite, face aux désastres générés par des principes actifs tels que Vioxx ou Thalidomide (pourtant savamment testés sur animaux avant leur mise sur le marché), si l'on demande à ces mêmes chercheurs émérites pourquoi ils n'avaient pas prévu ces conséquences catastrophiques (phocomélie, absence d'organes génitaux, angoisse profonde menant au suicide, cancer, perte de la vue, perte de poids, de cheveux, et même de doigts...), ces messieurs répondent "Parce que les animaux ne sont pas comme nous".

De quoi nous rassurer, nul doute.

 

Dans un monde juste, l’argument éthique devrait à lui seul exclure ne serait-ce que l’hypothèse qu’une telle technique pseudo-scientifique soit adoptée. Mais notre monde est-il juste ?

Nous avons déjà vu quelques-uns parmi les centaines d’exemples alimentaires démontrant que les animaux ne réagissent pas comme nous à certaines substances (raisin/chiens, agrumes/chats, amandes/renards, il y aurait aussi le persil qui tue le perroquet, et ainsi de suite), prenons maintenant en examen des éléments pharmaceutiques et observons les différences constatées entre espèces diverses, ainsi que leurs conséquences.

 

Premier exemple: l’aspirine, le médicament le plus utilisé au monde. Heureusement pour l’homme, celle-ci fut découverte avant que l’expérimentation animale ne devienne le critère absolu de validation scientifique. Il est toutefois nécessaire de souligner que notre aspirine provoque des malformations congénitales chez la souris, l’animal de laboratoire le plus utilisé à cause de son faible prix. En clair: si la condition pour la mise en vente de l’aspirine avait dû dépendre de ses effets sur les souris, nos chercheurs auraient tout bonnement privé l’humanité de son principe actif le plus diffusé.

 

Voici à présent l’histoire d’un médicament sensé soulager les femmes enceintes de leurs angoisses et nausées, la Thalidomide, mais qui allait finalement réserver aux futures mères une angoisse de laquelle elles ne se seraient plus jamais libérées: celle de mettre au monde des enfants difformes.

Médicament utilisé durant les années 1950 et 1960, il provoqua de graves malformations congénitales des membres et dut être retiré du marché mondial en 1961, suite au scandale de sécurité sanitaire qu'il souleva.

Les tests sur l'animal n'avaient démontré aucune toxicité particulière. Il s'avère en effet que les rongeurs ne sont pas sensibles à ce médicament, car les métabolites synthétisés sont différents entre les rongeurs et les autres mammifères.

Le médicament fut donc mis sur le marché le 1er octobre 1957 dans environ 50 pays, mais pas aux États-Unis, sous au moins 40 noms différents (Softénon, Talimol, Kevadon, Nibrol, Sedimide, Quietoplex, Contergan, Neurosedyn, etc.)...

Dès 1960, la Thalidomide se manifesta par une augmentation des anomalies des membres sur le développement fœtal. Ces anomalies touchaient les bébés de manière plus ou moins importante, cela allait de l'absence totale de membres à l'absence de l'extrémité d'un membre, en passant par la phocomélie (réduction du segment intermédiaire).

Un obstétricien écossais prouva que sur dix mères ayant donné naissance à un enfant ayant ces malformations, neuf avaient pris de la Thalidomide.

Après le retrait de ce médicament en décembre 1961, un débat éthique s'ouvrit, posant le problème moral de l'interruption de grossesse chez les femmes ayant déjà absorbé de cette substance.

Environ 15'000 fœtus ont été affectés par la Thalidomide, parmi lesquels 12'000 (dans 46 pays) nés avec des défauts congénitaux: 3'000 victimes rien qu’en l'Allemagne, très peu en France où le médicament n'était pas commercialisé. Parmi eux, seuls 8'000 ont vécu au delà d'un an.

En ce début du XXIème siècle, la plupart des personnes affectées sont encore en vie mais beaucoup gardent des handicaps occasionnés par le médicament. Plus tard, on découvrit même que les handicaps et déformations de bien des survivants à la Thalidomide se transmettaient à leurs propres enfants par le truchement de l'ADN modifié.

Notons que ce principe actif avait très intelligemment été testé sur des animaux mâles uniquement, alors que son utilisation était prévue pour des femmes enceintes.

Après-coup, la Thalidomide fut donc re-testée: il fallait comprendre où était l’erreur. A nouveau, des millions d’animaux furent sacrifiés, cette fois-ci avec la ferme intention de découvrir un indice pouvant révéler l’origine du méfait. L’on constata que les lapines mettaient au monde, elles aussi, des bébés phocoméliques, mais seulement si elles recevaient des doses de Thalidomide extrêmement fortes. Autrement dit, la recherche avait réussi à trouver une similitude entre homme et lapin (revoilà les coïncidences biologiques, comme vous le voyez elles ne peuvent pas être considérées un barème fiable) laissant entendre que l’erreur des laboratoires n’avait donc pas été de tester sur les animaux, mais plutôt de ne pas avoir assez testé…

En réalité, même si ces résultats avaient été obtenus avant la commercialisation du produit, la faible statistique d’insuccès aurait de toute façon joué en faveur des spéculateurs, qui auraient vraisemblablement décidé que les effets collatéraux ne touchaient "que" le lapin et "que" à de très fortes doses, sous-entendant que l’être humain n’avait donc rien à craindre.

Après tout, le protocole avait été respecté: la loi oblige les laboratoires à tester sur l’animal tout produit créé par la recherche. De ce fait, n’importe quelle firme pharmaceutique est toujours protégée en cas de problème médical et/ou légal.

Pourtant, l’une des plus grandes revues scientifiques des Etats-Unis, le Journal of the American Medical Association, déclarait à ce propos en 1964: «Un problème de fond que nous nous trouvons à devoir résoudre, à cause des réglementations et de ce qui les a causées, est notre attitude non-scientifique concernant les études sur animaux. Ces études sont effectuées pour des raisons juridiques et non pour des raisons scientifiques, elles n’ont donc aucune valeur prédictive pour l'homme; ce qui veut dire que toute notre recherche pourrait n’avoir aucune valeur.»

 

Passons au troisième exemple, le Vioxx.

C’est un médicament anti-inflammatoire notamment utilisé dans le traitement des états douloureux aigus. Il a été retiré du marché en 2004 à cause de problèmes liés à un risque accru d'infarctus. Selon une étude de la FDA (l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), 27'785 décès et problèmes cardiaques pourraient avoir été causés par le Vioxx entre 1999 et 2004. Ce n'est qu'après cette enquête qu'il a été décidé de retirer ce médicament du marché, bien que de nombreuses études précédentes indiquaient des risques importants quant à l'utilisation de ce produit.

Le Vioxx avait été testé sur 2600 patients en 3 ans. L'étude avait été interrompue plus tôt que prévu devant le quasi doublement du nombre d'infarctus dans le groupe traité.

Le retrait de la molécule a donné lieu à d'importantes controverses sur la diffusion des informations, mettant en cause les laboratoires pharmaceutiques. Il semble en effet que des données sur la majoration des risques cardiovasculaires étaient disponibles dès 2001, soit trois ans avant le retrait de la molécule. Et le risque de décès aurait pu être détecté près de quatre ans avant son retrait volontaire du marché mondial par son fabricant en 2004.

Fabricant qui, entretemps, a engrangé un chiffre d'affaires annuel de 2 milliards $.

 

Nous avons vu qu’un médicament ne peut pas être commercialisé s’il ne passe pas préalablement par la case animale. Les tests n’avaient rien révélé d’anormal pour la Thalidomide, puis finalement si, un petit peu, lorsque le mal était déjà fait…

Le Vioxx, de son coté, a-t-il procuré des infarctus aux cobayes sur lesquels il a été testé ? Si la réponse est non, nous venons de prouver une nouvelle fois que l’expérimentation animale ne dit rien sur les effets qu’une substance donnée pourrait avoir sur l’homme.

Si la réponse est oui, alors pourquoi les laboratoires ont-ils quand-même mis en vente le Vioxx ?

 

On entend souvent dire que le singe est très proche de l’homme, entre 97 et 98% selon les espèces, pourtant les rongeurs représentent la majorité des animaux utilisés pour la vivisection. Etrange comparaison que celle entre homme et souris, ou homme et cobaye, ou encore homme et rat. Ressemblons-nous à des rongeurs ? Vivons-nous dans les égouts ? Notre maturité sexuelle advient-elle à l’âge de 3 mois, comme la leur ? Les rongeurs conduisent-ils des voitures, ont-ils des problèmes au travail, sont-ils d’une manière générale stressés par le quotidien ?...

Les laboratoires qui disposent de budgets considérables n’hésitent pas à acheter des primates. Ce modèle animal étant soi-disant plus proche de nous, les résultats qu’il fournit seraient théoriquement plus fiables que ceux obtenus sur des cochons, des chiens, des chats, des crustacés, des poissons, des chevaux ou des perroquets. Autant d’espèces que vous pouvez rencontrer dans les cages sombres et glaciales des laboratoires sensés sauver le monde.

Mais qu’en est-il vraiment ? Les différents rongeurs, qui pourtant appartiennent à la même catégorie d’animaux, donnent des résultats très souvent contradictoires. Une étude s’avérant "encourageante" sur le rat peut être aussitôt démentie par des résultats démoralisants obtenus sur le cochon d’Inde. Un coup dur pour nos chercheurs, dont les certitudes tiennent déjà sur un fil.

Les primates de l’Ile Maurice, quant à eux, ne donneraient pas les mêmes résultats que leurs cousins du Viêt-Nam.

Et ainsi de suite.

 

Le TGN 1412, enfin, est un médicament qui n’a jamais été commercialisé. Lorsqu’en mars 2006, à Londres, quelques volontaires humains ont répondu à une annonce pour tester ce produit, ils ne se doutaient pas que leur vie allait changer à jamais. Le TGN était sensé soigner certaines maladies cancéreuses ou de nature immunitaire, sauf qu’en une poignée d’heures il a réduit quasiment en fin de vie six des huit jeunes testeurs. Ils ont commencé à ressentir d'intenses douleurs (surtout des maux de tête), à transpirer, à vomir, puis à perdre connaissance. Ils ont alors été transférés dans une unité de soins intensifs. Dans leur état comateux, certains ont perdu du poids, d’autres leurs cheveux, d’autres encore ont vu les extrémités de leurs doigts pourrir et devoir être amputées.

Très vite, le laboratoire a dû révéler que les deux personnes qui n’avaient pas subi d’effets non-souhaités avaient en fait absorbé de simples placébos. Pour tout complément d’information, vous pouvez consulter cet article: http://www.lemonde.fr/planete/article/2006/03/17/le-premier-essai-humain-d-un-futur-medicament-tourne-mal-a-londres_751759_3244.html

Les tests précédents avaient été effectués sur ce fameux modèle animal "si proche de l’homme", le primate. Chaque singe avait reçu non pas un mais 1'000 comprimés de TGN 1412, mais n’avait pourtant manifesté aucun effet indésirable.

   

--  LE TABLEAU INTERNATIONAL, QUELQUES EXEMPLES  --

 

  • Amérique du Nord

Aux USA les écoles organisent des "classes de science" pour des enfants de 8-12 ans, leur montrant des singes qui fument (les fameux tests sur le tabac), ce qui fait rire tout le monde. Ainsi, les bambins sont amenés à faire abstraction de l'expérimentation animale dès leur plus jeune âge. Les chiens et les chats portent des masques pour les mêmes tests, mais vu que les primates ont des mains, on leur apprend directement à faire le geste, donc ils fument activement et non passivement: les enfants croient être au cirque, et on leur tient un discours explicatif drôle afin qu'ils n'y voient rien d'étrange. Au contraire, tout est mis en place pour qu'ils trouvent cela amusant.

Ces tests sont eux aussi exigés par la loi pour vérifier et prouver que la fumée tue...l'homme !

Il est intéressant de signaler qu'en 110 ans d'expériences sur les effets du tabac, aucun animal n'a développé de tumeur aux poumons, jamais. Ils sont soumis à la fumée continue de 8 à 12 heures par jour, et de 5 à 7 jours par semaine selon les laboratoires, pourtant (répétons-le pour que ce soit clair) zéro cas de cancer pulmonaire en plus d'un siècle de vivisection.

Essayons de nous en rappeler quand des illuminés veulent nous faire croire que l'expérimentation animale est "un mal nécessaire" et que les animaux sont "comme nous".

Ajoutons qu'énormément de vivisecteurs sont végétariens car ils disent "respecter" les animaux, sans lesquels ils ne pourraient mener à bien leurs recherches inutiles.

A ce propos, surtout ne faut-il jamais tomber dans le piège de l’apparente bonne foi des chercheurs. Ils ont simplement compris qu'ils ont meilleure réputation s’ils se montrent désolés: ils ont d'ailleurs des coach publicitaires chargés de les briefer sur les tendances à suivre, il en était déjà ainsi dans les années '40.

Jadis, les vivisecteurs tenaient ce genre de propos: «Laissez-nous travailler, vous ne savez même pas de quoi vous parlez ! Vous voulez peut-être nous apprendre notre métier ? Vous êtes trop sensibles ! La science implique hélas des sacrifices, nous luttons pour sauver des vies [humaines uniquement, Ndr], etc.» Aujourd'hui ils pensent exactement la même chose, mais ils sont désormais conscients que les gens en savent beaucoup plus qu’avant sur deux points: 1) la supercherie de l'industrie pharmaceutique, dont il est évident, comme nous l’avons vu, qu'elle n'a aucun intérêt à soigner les maladies si elle veut continuer de gagner de l’argent dessus, et 2) le fait que le modèle animal n'est pas idéal pour la recherche, comme on a voulu nous le faire croire jusqu’aux années ’90 avec le célèbre "Il faut choisir: le chiot ou le bébé". Cette notion complètement illégitime et fantaisiste avait pour seul but de troubler les consciences, ce choix n’ayant en réalité aucune raison d’être effectué. La science serait en mesure de veiller sur le chiot ET le bébé, mais préfère la plupart du temps endommager les deux.

 

  • Inde / Népal

Le fournisseur officiel de primates pour les laboratoires américains était, jusqu’en 2007 inclus, l’Inde. Mais une enquête révéla les abominables conditions de transport, détention et expérimentation auxquelles ces animaux étaient pliés, des conditions que les Etats-Unis avaient toujours soigneusement caché au gouvernement Indien. Ce dernier, croyant vendre ces êtres ignares à des scientifiques gentils et concernés par l’éthique, les expédiait de fait en enfer. Malgré la réalité économique particulièrement difficile de ce continent, dès que l’Inde a pris connaissance des faits, elle a mis le mot fin au commerce de macaques avec les USA, qui se tournèrent donc vers le Népal.

 

Lorsque l’issue de la campagne Gateway To Hell (créée pour empêcher le Népal, 6ème pays le plus pauvre au monde, de résister à la tentation de vendre ses primates aux USA), a été couronnée de succès en début 2009, les militants de la cause animale ont crié victoire. C'était grâce aux efforts collectifs du militantisme international que les primates népalais avaient échappé à la mort lente et atroce qui avait déjà eu raison d’une soixantaine de leurs semblables dans les laboratoires américains. Le type de macaque précédemment fourni aux chercheurs laissait en effet à désirer et, au lieu d’ouvrir la porte du laboratoire afin que ces animaux puissent en sortir (car le centre de recherche se trouvait en pleine forêt. Il était surveillé jour et nuit par trois gardes armés, ce qui peut sembler intriguant si l’on considère que les chercheurs disent travailler pour le bien de l’humanité), ils furent tués par injection.

 

La même chose arrive fréquemment dans les laboratoires occidentaux lorsque l’été est aux portes: il reste des animaux en cage mais tout le monde veut partir en vacances, donc qui nourrira les cobayes? Mieux vaut les supprimer (c’est d’ailleurs la seule délivrance qu’ils connaitront de toute leur vie) et en commander de nouveaux à la rentrée, c’est bien plus pratique !

Réalistement, nous pouvons imaginer que ce n'est pas parce que le Népal refuse de leur vendre des singes, que les USA ne se les procureront pas ailleurs. Ceci confine un peu notre victoire à simple victoire symbolique, ce qui n’est néanmoins guère à sous-estimer pour le moral collectif. Et le fait d'avoir réussi à sauver de nombreux primates de l'emprise américaine représente, disons-le, une réussite inestimable.

 

[Note: Quelques mois après la campagne Gateway To Hell, des centaines de milliers d'animaux ont été tués dans ce même Népal pour une fête religieuse ayant lieu tous les 5 ans. 200'000 animaux tués à l'arme blanche rien que dans le premier quart d'heure. Et la "fête" dure 3 jours.]

 

  • Allemagne

En 2008 l'Allemagne possédait déjà 1300 primates dans ses laboratoires, mais en a demandé (à qui?) 500 de plus l’année suivante. Néanmoins le gouvernement a signifié que la "recherche" sur primates n'avait rien donné depuis plus de 20 ans (c'est à dire depuis toujours), et que donc rien ne justifiait de faire monter le chiffre des animaux à 1800. Une grande polémique interne s’en est suivie, mais il est légitime d’imaginer que la Pharma exercera assez de pressions pour exaucer les vœux des chercheurs.

 

  • Corée

En Corée du Sud, un laboratoire a sabré le champagne car ses "chercheurs" ont réussi début 2009 à créer un chien fluorescent, afin de pouvoir observer l'évolution des maladies qu'on lui injecte sans besoin de l'ouvrir à chaque fois (ce qui à la longue le tue, vous comprenez)...

Une grenouille transparente avait déjà été créée dans le même but l'année précédente.

 

_ par Adrien Evangelista, porte-parole de la Coalition Anti Vivisection (France), collaborateur et consultant de la Fondation Hans Ruesch et du CIVIS (Centre d’Information sur la Vivisection et les Irrégularités Scientifiques), ATER en bioéthique et en méthodologie de la recherche biomédicale à Paris 8 Panthéon-Sorbonne _

 

 

Liens:

www.cav.asso.fr

www.hansruesch.net

www.antidote-europe.org

www.gatewaytohell.net

 

 

 

 

 

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commentaires

Malaurie 01/07/2012 17:47

C'est inacceptable de faire subir tout ça à ces pauvres animaux surtout que ça à été prouvé ça ne sert a rien pourquoi ne pas tester sur des humains volontaire c'est facile de s'en prendre a de
pauvre animaux sans défense qui ne peuvent pas parler ni ce défendre ça me révolte