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  • : Le blog de ccea.over-blog.com
  • : Ce blog existe afin de dénoncer les aberrations et dangers de l'expérimentation animale, en faisant la promotion des méthodes substitutives et en luttant contre toute forme d'exploitation animale.
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RESUME DE L'ARTICLE D'ANDRE MENACHE,

directeur d'Antidote Europe et Conseiller scientifique d'International Campaigns

 

 

 

TESTS COSMETIQUES SUR LES ANIMAUX: ENCORE

AU XXI ème SIECLE?

 

 

 

 

Le 7ème amendement de la Directive européenne sur les cosmétiques s'est posé comme une avancée considérable dans le remplacement des animaux dans les tests cosmétiques. En effet, cet amendement prévoit une interdiction de tester les produits finis sur les animaux dès le 11 septembre 2004, puis une interdiction de tester les ingrédients ou combinaisons d'ingrédients au 11 mars 2009, et enfin une interdiction de commercialisation et d'importation de cosmétiques testés sur les animaux dans toute l'Union Européeenne (UE) d'ici 2013.

Officiellement, l'amendement impose ces dates butoirs, « que des méthodes alternatives aux tests sur les animaux soient disponibles ou non »....

 

Or en 2005, environ 6000 animaux étaient encore utilisés dans l'UE pour tester des cosmétiques...

 

 

 

Contexte historique:

 

« Combien de lapins Revlon rend-t'il aveugles pour la beauté? ». Voici la question que publia Henry Spira sur une pleine page du New York Times en 1980, et à laquelle Revlon, et d'autres marques, répondirent par la fondation et le financement du CAAT (Centre pour les Alternatives aux Tests sur les Animaux) l'année suivante.

 

En Europe, ce n'est qu'en 1992 qu'est crée le Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives (CEVMA ou ECVAM en anglais), en écho à l'article 7.2 de la directive 86/609/CEE. Cet article stipule qu' « Il ne sera pas effectué d'expérience, s'il existe une possibilité raisonnable et pratique d'avoir recours à une autre méthode scientifiquement acceptable et n'impliquant pas l'utilisation d'un animal pour obtenir le résultat recherché ».

 

Les limites du CAAT et de l'ECVAM

 

Depuis leur création, on est réellement en droit de se demander ce que ces deux centres ont accompli... L'ECVAM, dont le but est donc de « coordonner la validation de méthodes de tests alternatifs au niveau de l'Union Européenne », manque singulièrement de ressources humaines et financières. Il a validé 30 méthodes alternatives à ce jour, mais la plupart d'entre elles dépendent encore d'animaux vivants, d'organes d'animaux, ou de produits d'animaux (sérum de veau foetal par exemple)...

 

L'impasse de la validation

 

-Comment valider....

Comme pour tout processus de validation, il est nécessaire d'avoir un référentiel solide et fiable. Cependant, pour la validation d'une nouvelle méthode, l'ECVAM se repose sur les données animales et non humaines, ces données animales obtenues de méthodes n'ayant elles-mêmes jamais été validées....Et pour cause, sachant le grand-écart que la différence d'espèce peut engendrer...

La validation devient donc mission impossible.

 

-Qu'est-ce qu'on valide....

L'abérration vient également de ce qu'on est censé valider, c'est-à-dire des méthodes alternatives, qui dans l'esprit du public sont des méthodes sans animaux. Et nous avons vu précédemment qu'il n'en est rien...

 

Propositions

 

-Etablir des priorités dans l'attribution des fonds:

Etant donné l'investissement engagé par la CE pour la recherche et l'innovation, le problème n'est pas la pénurie, mais bien l'utilisation des fonds. La priorité devrait être donnée au remplacement de tests obsolètes sur les animaux par des méthodes modernes, méthodes dont la pertinence par rapport à l'évaluation - des médicaments, des substances chimiques industrielles et des cosmétiques-, permettrait des économies substantielles sur les budgets de santé publique.

 

-Résoudre le problème de la validation:

La démonstration de la non-fiabilité des tests sur animaux n'étant plus à faire, l'attitude la plus cohérente serait de s'orienter vers le remplacement de la validation par une approche basée sur le poids des preuves. Cette approche rétrospective a d'ailleurs déjà été proposée dans de nombreux documents scientifiques.

 

-Appliquer une stratégie de tests par étapes:

Cette stratégie, proposée par le Conseil national de la recherche des Etats-Unis, intègre une donnée supplémentaire: le fait qu'un individu répondra potentiellement différemment de son voisin à un même test. Ainsi cette stratégie s'appuie sur le criblage à haut débit et sur l'utilisation de la toxicogénomique avec des cellules humaines.

 

-Préférence aux données humaines:

Malgré l'ampleur du travail restant à accomplir sur les cellules humaines, ces données seront toujours plus pertinentes et prédictives que celles trouvées sur les animaux. Il convient donc de les privilégier et de ne pas s'en remettre à des analyses rétrospectives, ce qu'a trop souvent fait la réglementation en matière de toxicologie...

 

 

 

Conclusion:

 

La science possède déjà les méthodes modernes de remplacement des tests obsolètes sur les animaux, notamment grâce à la stratégie des tests par étapes sur matériel humain. L'approche basée sur le poids des preuves permettrait de valider ces méthodes basées sur des données humaines. Il ne manque donc plus qu'un reciblage financier et une volonté politique...Nous devons donc rejeter et résister activement à toute tentative de la CE de retarder l'échéance pour interdire les tests de produits cosmétiques sur les animaux.

 

 

 

 

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