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  • : Ce blog existe afin de dénoncer les aberrations et dangers de l'expérimentation animale, en faisant la promotion des méthodes substitutives et en luttant contre toute forme d'exploitation animale.
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 19:38

 

 
vendredi 18 février · 13:00 - 16:00

Lieu
147 rue de l'Université, Paris 7ième - 75007

 

On parle beaucoup en ce moment des vaches "hublot" expérimentées au centre Theix, de l'INRA.

Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration. L’o...bjectif est la performance laitière la plus efficace. Dans la foulée méritante du Grenelle, on nous dira peut-être que cela participe à la réduction du méthane éructé et qui contribue au réchauffement de la planète.

Les chercheurs de l'Institut National de la Recherche Agronomique se servent de nouveaux arguments pour conforter l’idée que l’expérimentation animale est un mal nécessaire. Il y avait (et il y a toujours) la recherche pour faire « progresser » la médecine humaine, désormais la carotte est de parler menaces environnementales comme avec les vaches « hublots » qui aideraient à mieux comprendre le phénomène de digestion des bovins pour, à terme, limiter l’émission de méthane (cela dit, depuis le temps que cette expérimentation existe il est surprenant qu’aucun résultat n’ait été encore publié !)

La manifestation du 18 février, si elle mobilise, sera là pour montrer que nous ne sommes pas dupes et que nous n’acceptons plus l’inacceptable.


VISIONNER L'EXPERIMENTATION TELLE QU'ELLE SE PRATIQUE:
http://www.youtube.com/wat ch?v=dY4QkhwQMRA&feature=p layer_embedded#at=85

REJOIGNEZ LE GROUPE FACEBOOK !
http://www.facebook.com/pa ges/Le-Scandale-Des-Vaches -a-Hublot/174359139275201

 

evenement FB :

http://www.facebook.com/event.php?eid=177204122324687

 

 

 

 

 

samedi 19 février · 15:00 - 19:00

Lieu
Place Maurice Barrès (1er arrondissement), Paris. Métro Madeleine.


Une action anti-fourrure avec vidéo et distribution de tracts aura lieu à Paris, samedi 19 février de 15h à 19h Place Maurice Barrès (1er arrondissement) - métro Madeleine. Vos supports (panneaux, bannières, tracts anti-fourrure) sont les bienvenus. N'oubliez pas de confirmer votre présence :
stephanie.rossenu@fre

PETIT RAPPEL : Quand on répond présent, cela veut dire qu'on vient !
 e.fr
evenement FB :
           
             
lundi 21 février, 15:00 -au- 22 février, 17:00

Lieu
Siège social d'AstraZeneca

 
 

En savoir plus
AstraZeneca est le premier client de Huntingdon Life Sciences (HLS), le plus gros laboratoire d'expérimentation animale d'Europe qui tue 500 animaux par jour. Ce laboratoire a été dénoncé à de nombreuses reprises pour maltraitance animale grâce à des caméras cachées (simulation d'actes sexuels sur des singes, coups de poings donnés à des chiots,...). Des employés se sont faits licencier pour avoir refuser de falsifier des résult...ats. HLS a de gros problèmes financiers mais arrive encore à survivre à cause de quelques rares clients qui s'accrochent. Il est temps qu'ils cessent !
Une vidéo du laboratoire : http://www.youtube.com/wat ch?v=JGLQnBwlCJg&feature=p layer_embedded
Infos en français sur la campagne : http://cav.asso.fr/fr/camp aigns/hls.html
Deux manifestations sont prévues dans le cadre de la semaine d'action contre AstraZeneca :

Lundi 21 février
15h-17h
1 place Louis Renault
92500 Rueil-Malmaison
(à moins de 5 minutes à pied de la gare)
RER A gare de Rueil-Malmaison

puis

Mardi 22 février
15h-17h
1 place Louis Renault
92500 Rueil-Malmaison
(à moins de 5 minutes à pied de la gare)
RER A gare de Rueil-Malmaison

Venez nombreux et faites passer l'information !

evenement FB :

http://www.facebook.com/pages/Le-Scandale-Des-Vaches-a-Hublot/174359139275201?v=wall#!/event.php?eid=193307270689138

 

 

 

 
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 20:05

Texte relayé via l'évènement FB :

 

" Dans un quartier où les passants ont besoin d'être informés !
Place Maurice Barrès (1er), métro Madeleine. de 15h à 19h
Paris, France
Dans le cadre de la campagne internationale contre Max Mara (http://www.maxmaracampaign .net/en/), nous manifesterons à quelques mètres d'une de ses boutiques pour demander à cette chaine de magasins de cesser la vente de fourrure.

Nous distribuerons des tracts aux passants et diffuserons une vidéo sur la fourrure."

N'oubliez pas de confirmer votre présence :

stephanie.rossenu@free.fr

 

Lien de l'évènement FB :

http://www.facebook.com/home.php#!/event.php?eid=124417310953809

 

Agissons !

       
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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 14:43

 

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 Compte rendu de l’organisation de la marche « silencieuse » et non violente pour les droits des animaux du 30 octobre 2010 à Mézilles.

 

 

Le samedi 30 octobre 2010 a été organisé par le CCEA, Collectif Contre l’Exploitation Animale, une marche "silencieuse" et non violente pour les droits des animaux, afin de s'opposer aux expériences pratiquées sur eux et à l’exploitation dont ils sont victimes.

 

Le CCEA est au départ constitué de militants qui souhaitent mettre un « coup de projecteur » sur la cruauté, la bêtise, l’inutilité et la dangerosité de l’expérimentation animale.

 

Cette action, située à Mézilles dans l’Yonne (89), ciblait à titre symbolique un élevage « renommé » : le CEDS, Centre d’Elevage Des Souches qui existe maintenant depuis presque 35 ans.

Cet élevage, qui produit des chiens (beagles et labradors) à destination des laboratoires de recherche, est en effet le plus grand de France (avec 14 hectares) mais aussi l’un des plus grands d’Europe.

 

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Cette marche citoyenne, solidaire des animaux maltraités, avait aussi pour but de donner aux forces de l’ordre, aux politiques et aux médias, une image positive et non violente des militants de la cause animale, trop souvent injustement critiqués.

 

Environ 300 personnes, issues des quatre coins de la France mais aussi de certains pays limitrophes, se sont alors regroupées.

 

Et une quinzaine d'associations était représentée :  

 

La Fondation Brigitte Bardot, PETA, L.214, Respectons, DDA, CLEDA, CAV Lévriers sans frontières, Antidote, Pro Anima, LFCV, Les chats de Limeil, Chiens sans famille (89), L'Homme et son chien, Europe Animal Protection, Combative (Dijon), SPA, L’Ecole du chat, Anima Vie, Végétarien magazine, GRAAL (groupement de réflexion et d’action pour l’animal).

 

Le collectif tient à remercier sincèrement l'ensemble des personnes ayant rendu possible cette marche par leur présence mais aussi par leur soutien, en relayant au plus grand nombre les informations utiles à son organisation et à sa réussite.

 

LE CAMPEMENT

Un campement, à quelques kilomètres de Toucy, a été organisé du vendredi 29 octobre au dimanche 31 octobre 2010, offrant ainsi la possibilité à toutes celles et ceux venant de loin ou désireux de se réunir plus longtemps, de rester ensemble et de dormir sur place.

 

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Sur le terrain, sympathiquement prêté pour l’occasion par une amie, nous avons eu le plaisir de trouver une vieille grange permettant de nous abriter en cas de pluie.

Certains d’entre nous étaient déjà sur place dès le jeudi afin de régler les derniers préparatifs. Puis le vendredi matin, une personne s’est occupée de tondre le terrain pour que nous puissions y installer nos tentes.

Les doux rayons du soleil et l’odeur de l’herbe fraîchement fauchée emplissait l’air d’une chaude et agréable senteur…

 

Dans l’après-midi, avant l’arrivée des premiers groupes, quatre toilettes sèches ont été installé ainsi que des jerricans d’eau potable.

 

Un fléchage, prévu pour retrouver le camp, a été mis en place aux carrefours, mais mystérieusement, les repères disparaissaient, et cela, à plusieurs reprises après avoir dû en accrocher de nouveau…

 

Malgré tout, les militants ont pu être accueilli dans une ambiance décontractée et festive où tout le monde a partagé solidairement les victuailles (végétariennes et végétaliennes) que chacun avait apportées.

 

Après un copieux repas, la soirée s’étendit autour d’un bon feu de camp, agrémenté de bière des faucheurs et de bons vins.

 

LE JOUR J : Samedi 30 octobre 2010

La première nuit s'est très bien déroulée ; au réveil, tout le monde était actif et motivé.

 

Alors que de nombreuses personnes commençaient à se regrouper sur le lieu de départ de la marche, d’autres rejoignaient les campeurs pour un dernier briefing autour d’un déjeuner champêtre, pendant qu’une équipe se tenait à disposition pour assurer les allers-retours à la gare.

 

Pour le camp, c’est l’heure d’aller au point de rassemblement !

 

Après un infini cortège de voiture qui se suit, nous avons été agréablement surpris en arrivant sur place, de voir les parkings prévus à cet effet déjà complets et le nombre de véhicules garés en file au bord de la route D965, qui s’étendait de minute en minute.

 

Un dernier briefing a eu lieu où il était proposé à chacun de s’équiper comme il le souhaitait (banderoles, panneaux, maquillage, combinaisons, masques…) et où il a été expliqué en quoi consistait l’inspection citoyenne tout en rappelant l’importance de l’objectif de cette marche « non violente ».

 

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Ce fut incroyable que sur un parcours d’environ 5 km à l’aller, se trouvaient des personnes de tous âges, parfois venues en famille, avec leurs enfants, accompagnées de leurs animaux ou de leur canne.

Bien qu’encadrés par les gendarmes, un de nos véhicules était prévu pour suivre la marche et ramener les plus fatigués d’entre nous (ou en cas d’urgence).

 

Tandis que les forces de l’ordre assuraient « notre sécurité » et le bon déroulement de la marche, le soleil réchauffait nos cœurs pourtant fort lourds à l’idée de tous ces chiens enfermés dans cet élevage de la honte.

 

L'encadrement policier était en effet conséquent : approximativement 50 gendarmes, 40 CRS, 2 hélicoptères… rien que pour nous !

 

Lorsque nous avons traversé Mézilles, nous avons marqué plusieurs arrêts au cœur de la ville, discutant et informant les passants, automobilistes et piétons.

 

 

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Dans une ambiance conviviale et fraternelle, les militants scandaient des slogans rythmés au son des mégaphones, tels que : "Mézilles, élevage de la honte", "Justice pour les animaux"...

Et ils brandissaient de nombreux visuels qui dénoncent les pratiques barbares de la vivisection et mettent en avant l'existence des méthodes substitutives.

 

 

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Un seul des habitants, penché à sa fenêtre, nous a copieusement insultés, mais les manifestants ont su garder leur calme, comme il en était convenu.

 

 

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INTERRUPTION DE LA MARCHE

Alors que la marche devait aboutir devant le CEDS à Mézilles, où sont donc élevés des milliers de chiens à destination des laboratoires d'expérimentation, nous arrivions à quelques centaines de mètres de l’élevage lorsqu’un véhicule de gendarmerie doté de cinq à six gendarmes nous barra la route.

 

Alors que nous attendions, tous stupéfiés, quatre gendarmes vinrent à notre rencontre : « Manifestation stoppée pour cause de visage masquée ».

 

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En réalité, une personne en particulier, déguisée et maquillée en clown, les dérangeait fortement.

Ce dernier devait leur fournir ses papiers d’identité sans quoi la marche serait interrompue au nom de la nouvelle loi « anti-cagoule »

 

Intimidation, provocation, gain de temps ???

 

Deux organisateurs discutèrent avec les gendarmes pour leur expliquer que ce n’était qu’un maquillage (festif qui plus est). D’autant qu’elle n’était pas la seule personne concernée puisque beaucoup d’autres portaient des masques et des costumes.

Il n’était donc pas juste qu’elle soit uniquement visée.

 

Nous avons alors questionné leur stratégie…

 

Afin de soutenir notre ami, de nombreuses personnes se portèrent à l’avant de la banderole de tête pour clamer leur désaccord.

 

Et l’ensemble des manifestants commença à s’impatienter.

Solidaires, les personnes grimées se mettaient à réclamer d’être elles aussi contrôlées… ce que les autorités tentèrent de faire, mais ils se retrouvèrent vite dans l’impossibilité d’exécuter leur devoir face au nombre trop important de contrôles à effectuer !

 

Le collectif rappella alors à chacun de ne pas céder à l’impatience et à l’énervement, et de bien vouloir rester derrière la banderole de tête afin de ne pas risquer de donner une « mauvaise » impression aux forces de l’ordre.

 

Au bout de longues minutes, nous avons enfin eu l’autorisation de reprendre notre marche. Certes, pas vraiment silencieuse, mais totalement non violente, comme nous le démontrions à nouveau tous ensemble.

 

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DEVANT LE CEDS

Nous arrivions enfin devant l’élevage…, en réalité devant un mur de CRS, équipés de leur tenue « anti-émeute » (Taser, Lacrymo, Flashball…), se tenant derrière une rangée de barrières, bloquant l’accès à l’élevage.

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Nous remarquions aussi l’important déploiement à l’intérieur, comme à l’extérieur : plus d'une demi-douzaine de RG et des forces de l’ordre réparties aussi bien le long des grillages que devant l’entrée des bâtiments et parmi les militants (pour les RG).

 

A plusieurs reprises, celles-ci nous recommandèrent même de ne pas pénétrer dans les bois : « faites attention aux chasseurs » nous disaient-ils…

Nous comprenions leur crainte de voir pris d’assaut cet élevage par des militants, nombreux et dépourvus de toutes armes !

Même si la révolte grondait de plus en plus fort, les militants restèrent concentrés sur leur objectif : dénoncer pacifiquement.

 

Malgré nos nombreuses tentatives de communication avec les responsables et le Préfet en personne, afin d’obtenir une réponse concrète à notre demande d’inspection citoyenne, nous étions bien réellement face  UN MUR ! Et nous n’avions en retour que l’écho du silence.

 

Une délégation de membres organisateurs, représentants associatifs et médias aurait été défini afin d'effectuer cette visite. Nous avons quand même tenté de lister à voix haute les représentants et les médias qui seraient présents lors de cet éventuel audit.

 

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Mais toujours aucune réponse… qui traduisait bel et bien un refus catégorique de la part des propriétaires, au courant de notre présence et cachés quelque part...

 

Aucun dialogue n'a pu être établi, que ce soit avec l'éleveur ou les représentants de l'Etat présents (Préfet, sous-Préfet...)

Le sous-préfet n’accepta de dialoguer avec l’un des organisateurs que dans le but de demander la fin de la manifestation.

C’est alors qu’il prétexta que la nuit tombait et qu’elle nous mettait en danger ; ce qui annulait l’autorisation de manifester, car ils ne pouvaient plus assurer notre sécurité.

Si malheureusement, nous persistions, nous serions alors dans l’illégalité !

 

Les manifestants sont concertés par les organisateurs pour connaitre leur volonté, à savoir : rester davantage, quitte à risquer les contrôles d’identité et garde à vue, ou rebrousser chemin, sachant que les 5 km parcourus jusqu’à maintenant se devaient d’être refait.

 

FIN DE LA MARCHE

La manifestation s'est donc terminée par un sitting ainsi que par un die in, avant que nous n’acceptions de repartir, rempli d’amertume mais boosté comme jamais !

 

« Nous allons revenir » !!!

 

De nombreux militants avaient les larmes aux yeux et la rage au ventre, tandis qu’au loin, les hurlements des chiens retentissaient.

 

Mais nous avons tout de même atteint notre objectif, pour cette fois ; médias, radio, tv, presse écrite ont relayé cet évènement de sa création à sa réalisation…

 

Les cris de ces chiens auront donc été entendus en dehors de cette prison !

 

Ce samedi soir fut retour chez soi pour certains, retour au camp pour d’autres, mais pour tous, cela restera une expérience intense, reflet de la solidarité et de l’engagement individuel prenant corps au cœur de cette action collective.

 

Le soir, le campement fut animé des discussions, des débriefes, des critiques et des félicitations… avec quelque peu une sensation d’inachevé, de ne pas avoir fait assez…

 

Mais quand cette folie humaine s’arrêtera t’elle enfin ???

Quand la cruauté sera t’elle condamnée ?????

 

Ce mouvement fut tout de même une belle victoire pour tous, avec près de 300 participants, plus de 15 associations et divers médias présents et aucune violence… pour la défense des droits des animaux !

 

Et pour qu’un jour, ils obtiennent le respect et la dignité qu’ils méritent…

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:11

 

RENCONTRE AVEC LES ACTIVISTES DE LA CAUSE ANIMALE
LUNDI 20 DECEMBRE A 20H35 SUR LA NRJ 12 DANS L'EMISSION CODE 12
Rencontre avec ceux qui, en toute clandestinité, mènent des actions coup de poing pour défendre les animaux. Gros plan aussi sur le quotidien des urgences vétérinaires dont les membres interviennent à toute heure pour sauver la vie des animaux. La passion des Français pour les animaux donne lieu à de nombreux trafics. Les enquêteurs de la SPA sont notamment chargés d'enquêter sur les élevages clandestins. Enquête également sur le commerce de la fourrure : d'ou viennent les animaux ? Comment sont-ils traités ? Pourquoi retrouve-t-on des peaux de chien sur certains vêtements vendus dans de grandes boutiques parisiennes ?
MERCI DE DIFFUSER

 

 

 

http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r30030-code-12/2523315-urgences-animaux-en-peril/

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 00:15

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et l'Hotel de Ville à Paris afin de dénoncer la

barbarie du gavage.

 

 

 

Brigitte Bardot déclare : « Avec ses hamburgers halal et maintenant au foie gras, Quick est devenu le leader mondial de la cruauté animale. Si la bête est égorgée à vif, en toute conscience et dans la souffrance, ou si elle est gavée à en crever, alors elle a toutes les chances de se retrouver chez Quick. Avec le foie gras, Quick ne propose pas de la gastronomie mais de la barbarie à bas prix. »

 

Foie gras de batterie garanti cruauté made in France

Non contente de proposer de la viande issue d’animaux abattus sans étourdissement (cf. les "Quick halal"), l'enseigne de restauration rapide Quick propose pour les fêtes de fin d'année un nouveau burger au foie gras. Quick persévère ainsi dans l'indifférence à la souffrance animale. Alors que de nombreux pays en Europe et dans le monde interdisent le gavage pour cause de cruauté envers les animaux, la France demeure le leader incontesté de cette production. Quick ajoute donc le fin du fin à ses menus : gavage dans des bâtiments aveugles, pâtée de maïs injectée dans les estomacs à la pompe hydraulique ou pneumatique, cages exiguës, taux de mortalité record, stéatose hépatique garantie pour tous les canards.

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Euralis, fournisseur officiel

Le foie gras présent dans le burger de Quick est fourni par la société Euralis. Une enquête réalisée par L214 en 2008 montre l’état déplorable des canards gavés dans des élevages sous contrat avec ce groupe.

Voir la vidéo issue de cette enquête

La responsabilité des distributeurs

Quick banalise des mets produits dans des conditions controversées, en accroît la disponibilité, et contribue ainsi à en encourager la consommation. L’enseigne est responsable des conséquences désastreuses de sa stratégie commerciale pour les animaux. Les « Quick halal » avaient suscité de vives réactions dans le pays. En ira-t-il de même des hamburgers Quick au foie gras ? Ce serait justice.

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 18:57

 

 

 

Ovation pour le foie gras de Quick !

Quick, foie gras
Pour féliciter Quick de commercialiser du foie gras, la Fondation Brigitte Bardot, le CCEA et L214 vont se rendre au Quick de Rivoli ce jeudi 16 décembre de 11h à 14h.

Le foie gras de Quick est issu d'élevage de canards en batterie (approvisionné par Euralis). Les associations de protection animale veulent ainsi rendre hommage à Quick, haut lieu de la gastronomie, d'avoir eu l'idée de replacer le foie gras à sa place, au rayon malbouffe au côté du poulet d'élevage intensif.

Lieu de l'opération : Quick de Rivoli
Métro Hôtel de Ville, Face à l'entrée du BHV,
à l'angle de la rue du Temple et de la rue de Rivoli
Date : jeudi 16 décembre de 11h à 14h
Associations participantes : L214 (campagne Stop Gavage),
Fondation Brigitte Bardot, , CCEA

Brigitte Bardot déclare : « Avec ses hamburgers halal et maintenant au foie gras, Quick est devenu le leader mondial de la cruauté animale. Si la bête est égorgée à vif, en toute conscience et dans la souffrance, ou si elle est gavée à en crever, alors elle a toutes les chances de se retrouver chez Quick. Avec le foie gras, Quick ne propose pas de la gastronomie mais de la barbarie à bas prix. »

Foie gras de batterie garanti cruauté made in France

Non contente de proposer de la viande issue d’animaux abattus sans étourdissement (cf. les "Quick halal"), l'enseigne de restauration rapide Quick propose pour les fêtes de fin d'année un nouveau burger au foie gras. Quick persévère ainsi dans l'indifférence à la souffrance animale. Alors que de nombreux pays en Europe et dans le monde interdisent le gavage pour cause de cruauté envers les animaux, la France demeure le leader incontesté de cette production. Quick ajoute donc le fin du fin à ses menus : gavage dans des bâtiments aveugles, pâtée de maïs injectée dans les estomacs à la pompe hydraulique ou pneumatique, cages exiguës, taux de mortalité record, stéatose hépatique garantie pour tous les canards.

Euralis, fournisseur officiel

Le foie gras présent dans le burger de Quick est fourni par la société Euralis. Une enquête réalisée par L214 en 2008 montre l’état déplorable des canards gavés dans des élevages sous contrat avec ce groupe.

Voir la vidéo issue de cette enquête

La responsabilité des distributeurs

Quick banalise des mets produits dans des conditions controversées, en accroît la disponibilité, et contribue ainsi à en encourager la consommation. L’enseigne est responsable des conséquences désastreuses de sa stratégie commerciale pour les animaux. Les « Quick halal » avaient suscité de vives réactions dans le pays. En ira-t-il de même des hamburgers Quick au foie gras ? Ce serait justice.

Contacts presse (photos et vidéo sur demande)


Contact presse :
Fondation Brigitte Bardot
Christophe Marie
01 45 05 14 60

CCEA - Collectif Contre l'Expérimentation et l'Exploitation Animale
Marc Vallaud
06 21 33 45 61

L214
Sébastien Arsac : 06 17 42 96 84
Brigitte Gothière : 06 20 03 32 66

 

 

 

 

http://www.stopgavage.com/foie-gras-quick-manif.php

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:21

--  L’INCOHÉRENTE SITUATION ACTUELLE  --

 

  En France, le foie-gras chute mais la fourrure ne s'est jamais aussi bien vendue que l’hiver dernier. Il-y-avait pourtant eu une baisse de ce commerce honteux en 2006, les fourrures avaient presque disparu de nos villes, mais voilà que ce phénomène semble revenu en force. Le mouvement allant par vagues, peut-être la baisse du foie-gras n’est-elle que tristement passagère.

La demande de fourrure est à ce jour colossale, et il est possible que la Chine récupère le marché européen des peaux de phoques canadiens, ce qui signifierait que l'interdiction européenne d’importation et de vente, datant de l’année dernière, resterait symbolique.

 

Nous en venons à un point crucial: la nécessité absolue d’informer et sensibiliser le public par tous les moyens. Trop de gens croient encore que la fourrure est délicatement retirée d’animaux décédés de mort naturelle, au même titre que des millions de gens défendent moralement les droits animaux tout en soutenant les ligues de recherche pour Telethon, Aides, ARC etc. Il est impératif de maintenir une pression afin de décourager le public d’alimenter ces œuvres et campagnes pro-vivisection, et d’encourager le refus de la dissection pédagogique pour leurs enfants ainsi que pour les étudiants en médecine, biologie etc.

Comment ? En renseignant notre entourage sur les tests sur animaux, par un argumentaire responsable et éclairé en la matière, entre autres en vue d’une modification de ses habitudes de consommation (produits non testés, alimentation…) .

 

Ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de la désinformation, ou de l’information dirigée qu’imposent nos médias. Grâce à certaines émissions, nous savons tous que les chasseurs disent aimer les animaux et avoir la "responsabilité" fort délicate d'en contrôler le nombre et la diffusion…

 

En mai 2009, à Philadelphie (USA), un cirque a pris feu et un éléphant a failli perdre la vie. Heureusement, un pompier l'a arrosé et le "pire" a été évité. Bien entendu, le pompier est devenu une sorte de Zorro duquel les médias locaux se sont occupés pendant un ou deux jours, mais l'éléphant et sa condition n'ont pas soulevé la moindre inquiétude de la part des journaux, ni de l'opinion publique.

 

Chaque militant de la cause animale pourra le confirmer, nous rencontrons tous les jours des gens qui disent adorer les animaux, mais qui pourtant les mangent, s’en vêtissent, ou les sacrifient pour leurs études. Essayez de dire à un(e) biologiste dans la recherche contre le cancer que la vivisection est inutile et déviante. Pourtant, vous avez de grandes probabilités de vous entendre dire par cette même personne qu’elle est contre la violence sur les animaux et qu’elle "ne supporterait pas de voir souffrir un animal" (sauf ceux qu'elle torture pour les besoins de la science ?)...

Un grand nombre de "spécialistes" persuade les jeunes chercheurs de la nécessité/efficacité de l'utilisation animale. Pour peu que certains professeurs aient un brin de charisme ou d'humour, le faux message passe sans problème.

 

Toujours parmi ceux qui ne supportent pas la violence sur animaux, on en remarque souvent qui adorent les cochons, mais qui vous en informent en mangeant du saucisson pendant toute une soirée en faisant abstraction du paradoxe.

Les gens mangent du veau ou du cheval mais se disent "radicalement contre toute cruauté animale". La face cachée des abattoirs leur étant avantageusement inconnue, ils affirment être au courant que "souvent" les méthodes d'abattage sont cruelles...

 

Autre exemple, 90% des chinois seraient contre la violence sur les animaux.

En fait tout le monde est, de principe, contre la cruauté sur des innocents, pourtant 90% des chinois n'est pas végétarien.

 

La priorité, encore une fois, serait de sortir les gens de l'ignorance, mais tout le monde n'a pas envie d'être réceptif, il y a trop de choses à remettre en question et cela effraie ou décourage.

 

L'UNESCO, de son coté, est consciencieusement en train de décider si oui ou non la corrida doit être intégrée au patrimoine culturel mondial.

 

Un sujet tout aussi grave: le trafic de chiens en Europe, régi par la mafia roumaine. Ces spéculateurs disposent de véritables usines à chiots, et les affaires marchent tellement bien que des usines supplémentaires ont dû être ouvertes en Hongrie. Ils disposent de femelles qu'ils font se reproduire sans répit jusqu'à la mort, ensuite ils envoient les chiots dans les grandes villes européennes en les transportant dans des coffres de voiture. Le 30% arrive mort à destination, à cause du froid et de la faim, mais ce commerce reste quand-même hautement lucratif, dépassant les 100 millions € de chiffre d'affaire.

Ensuite le gouvernement roumain se charge de rapatrier les émigrés et leur donne 300 € chacun, qui vont s'ajouter aux 200 de la vente d'un chien. En d'autres termes, 500 € pour aller faire un tour dans un ville étrangère.

Il s’agit du deuxième marché le plus rentable du continent, après celui de la drogue.

 

Les baleines n’ont toujours pas de répit, les japonais disent depuis 40 ans que la capture des cachalots est nécessaire à la science (nous avons vu laquelle) et il n'y a pas un organisme au monde qui se positionne clairement contre ce mensonge. Pourquoi ?

 

Six siècles avant Jésus, sous l'Empire Romain, avaient déjà lieu des manifestations de protection animale, notamment en défense des chevaux (comme il n'y avait pas encore de voitures, ils étaient surexploités), des animaux de ferme, et des animaux sacrifiés lors de rites religieux.

26 siècles plus tard, nous voilà encore en train de manifester.

Socrate, Platon, Léonard de Vinci, Gandhi, Albert Einstein, Confucius, tous étaient végétariens et défendaient les animaux. Ce sont six des plus grands penseurs de tous les temps, pourtant à chaque fois que l'on parle de leur œuvre, on "oublie" de citer leur position animaliste.

Etrange, non ?

 

  --  QUE FAIRE ?  --

 

Hormis le fait, mentionné plus haut, d’informer votre entourage de tout ce qui vient d’être dit, nous disposons d’un large éventail de démarches pouvant servir à faire évoluer les consciences. Cela-dit, toute initiative n’est pas toujours conseillable, pouvant même aller jusqu’à desservir nos intentions sans que l’on s’en aperçoive.

Tout d’abord, attention au caractère extrêmement ambigu de certaines pétitions. Par exemple, on condamne la castration à vif des cochons, de manière à obtenir celle sous anesthésie.

Le texte de la pétition on line relative à cette tentative de réforme tient d’entrée des propos honteux: "Ne pas castrer les porcs est préférable pour les fermiers et pour l'environnement: les cochons (…) ont un meilleur rapport viande/graisse", et encore "En abattant les truies de masses supérieures, on peut compenser le rapport de viande". Comment peut-on imaginer une seule seconde que nous faisons là de la protection animale ?

Cette pétition ressemble à celles, tout aussi bizarres, qui proposent de meilleures conditions de détention pour les animaux dans les fermes, ou pour ceux emprisonnés dans les laboratoires. Ces animaux sont torturés et tués, en quoi le fait qu’on leur mette des coussins en soie dans leurs cages serait à considérer comme un progrès ? Il serait nettement préférable de les sortir de là. Pas illégalement, certes, mais par des lois.

 

Lorsque l'on lit qu’il faudrait suivre en ce sens l’exemple de la Suisse, il est difficile de ne pas sourire ! Ce Pays est le quartier général du lobby pharmaceutique, se battant depuis toujours pour que la vivisection ne soit jamais interdite et très peu surveillée. C’est également le plus grand vendeur d’armes au monde, mais ne prend jamais part aux conflits internationaux.

 

Et le foie-gras est bien interdit en Israël, pourtant lors de certaines fêtes les moutons y passent de mauvais quarts d’heures. En mars 2010, le projet de loi visant à interdire la fourrure dans cet Etat n’a pas abouti, principalement à cause des pressions exercées par le Canada, inquiet de voir son marché de la peau de phoque s’écrouler.

 

La vérité est qu’il faut absolument créer des lois mondiales de protection animale, nous ne devons pas nous contenter de petites règles "en attendant" des jours meilleurs. En signant des pétitions visant à une simple amélioration des conditions de vie d’animaux surexploités, on ne fait que repousser indéfiniment un changement concret.

Si l’on signe pour que les animaux dans les fermes soient mieux traités, leurs spéculateurs auront un argument en acier pour ensuite nous dire, à notre moindre revendication, «Ecoutez, nous avons déjà fait énormément d’efforts, alors que voulez-vous de plus maintenant ? Ceci est notre métier, vous pouvez quand-même comprendre ça, non ?», etc.

Comme dit le proverbe, le mieux est l'ennemi du bien. Amélioration ne veut pas dire abolition, le changement ne peut pas avoir lieu par des pétitions comme celles décrites ici-haut.

Il est important de comprendre que "réduire leur souffrance" est un concept devenu quasiment abstrait, car en faisant ainsi nous ne réduisons rien, mais nous diluons la souffrance animale à l'infini.

Les cochons, hélas, n'en sont plus à la castration près. Certes, le fait d'obtenir une anesthésie les aiderait à moins souffrir. Mais est-ce qu'il y a vraiment un "moins" dans le genre de non-vie qu'on leur fait mener ?

Ce discours peut sembler cynique, on voit bien là que ce n'est pas l’auteur de ces lignes qui est dans une cage à attendre qu'on le massacre. Pourtant il faut tenir bon, et n'exiger que des réformes tangibles et non provisoires. Il faut essayer de voir grand, car la stratégie "à petits pas" a prouvé qu'elle ne marchait pas.

Et surtout, soyons abolitionnistes et non révisionnistes: au stade où nous en sommes, les compromis ne servent plus à rien. Les animaux souffrent et meurent à cause de l'homme, il n'y a donc aucun terrain d'entente à considérer avec les exploitants.

Il est peu utile, hormis pour son impact emblématique, d’abolir la corrida si les taureaux deviennent des steaks. Ce n’est pas la corrida en elle-même qu’il faut alors abolir, c’est l’abus d’animaux au sens large. Idem pour les cochons: stopper la production de jambons et saucisses ne sert qu’à moitié si ensuite les cochons se retrouvent dans les universités pour l’apprentissage chirurgical inutile, déviant, et cruel des étudiants en cardiologie. Sans compter l’insuline porcine que l’on extrait de leur organisme pour soigner les diabétiques: pourtant, une excellente insuline artificielle existe depuis maintenant plusieurs années, proposant par ailleurs l’avantage de ne pas contenir les impuretés dont l’insuline de cochon a parfois fait cadeau à l’homme.

Même topo pour les visons, desquels on extrait la substance qui devient ensuite le liquide anesthésique. Quant à l’autre utilisation de cet animal, elle n’est que trop connue.

Et les lapins ? En interdire la fourrure ne voudrait pas dire qu’on arrêterait d’en servir dans les restaurants, ni que l’on cesserait d’en utiliser dans les laboratoires de vivisection. Verdict: il faut protéger le lapin des différents abus qu’il subit, ceux-ci ne s’excluant pas entre eux.

 

Pour en revenir un instant au tableau international, l’Europe et les USA privent l'Afrique de son blé et de son soja, cela pour sur-nourrir nos vaches afin d’en obtenir des steaks plus gros. Steaks qui finiront dans les assiettes de 12% seulement de la population mondiale, c’est à dire ceux qui peuvent se les acheter. Mais ensuite, comble de l'ironie, on nous montre à la télévision les enfants africains qui pleurent de faim, et qui ont le ventre rempli d'air. «Envoyez vos dons»...

Mais quels dons ? Ne serait-il pas plus juste qu'on leur laisse leurs ressources naturelles ?

Rien que par solidarité pour ces populations, et sans forcément passer par la case animale, il y a là une très bonne raison de ne plus manger de viande.

A propos, vous êtes-vous déjà posé cette question: pourquoi les USA "offrent" sans cesse des médicaments aux africains au lieu de leur donner de l'eau ? Ce serait pourtant moins cher et beaucoup plus utile.

Il faut le savoir: les invendus alimentaires de l'occident pourraient nourrir chaque année QUATRE fois les populations affamées (UNE serait bien entendu déjà suffisante), pourtant ce surplus de nourriture est systématiquement détruit. Pourquoi ?

 

Finalement, notre but à tous doit être le changement radical des mœurs vis-à-vis des animaux. Les changements mentaux, bureaucratiques et protocolaires qui en suivraient impliqueraient nécessairement la fin des établissements d'exploitation animale, de toute nature.

Les mœurs étant contrôlables avec l'argent et/ou le pouvoir, cette mission s'en retrouve parsemée d’obstacles. Sachez toutefois que vous êtes en droit d’obtenir des rendez-vous au Sénat et à l'Assemblée Nationale. Visez à faire valider les méthodes scientifiques substitutives (n'impliquant pas d'animaux), ainsi qu'à répartir de manière plus équitable les investissements gouvernementaux destinés à la recherche médicale. Contrairement à ce que l'on pense, les députés sont sensés représenter le peuple, et de ce fait, doivent l'écouter. Le fait de les rencontrer et de leur montrer que l’on sait très bien de quoi on parle est extrêmement important: cela leur permet de réaliser que si une majorité de gens en sait autant sur les manigances des lobbies agroalimentaires et chimico-pharmaceutiques, leur immense toile de mensonges ne durera pas pour toujours.

 

 

 

_ par Adrien Evangelista, porte-parole de la Coalition Anti Vivisection (France), collaborateur et consultant de la Fondation Hans Ruesch et du CIVIS (Centre d’Information sur la Vivisection et les Irrégularités Scientifiques), ATER en bioéthique et en méthodologie de la recherche biomédicale à Paris 8 Panthéon-Sorbonne _

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:19

 

--  L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE VIVISECTIONNÉE À SON TOUR  --

 

  Lorsque l’on parle de savants "géniaux" qui ont fait l’Histoire de la recherche, comme Pavlov ou Pasteur, on devrait d’abord dénoncer les méthodes ridicules ou complètement fortuites adoptées par ces messieurs.

Des chercheurs en avance sur leur temps ? Pavlov, prix Nobel de médecine en 1904, n'a prouvé qu'une chose: qu'un chien affamé a très envie de manger. Il fut élève de Claude Bernard, inventeur de la vivisection moderne, un biologiste qui mettait des chiens vivants au four pour tenter de percer les mystères de la fièvre. Il n’y parvint jamais, mais fut abandonné par sa femme et sa fille lorsque, dans un élan d’intuition scientifique, il sacrifia leurs deux chiens domestiques pour les progrès de la recherche.
Pavlov n'a eu son Nobel que parce qu’il avait une multitude d’alliés dans la commission scientifique qui décernait les prix. Et c'est encore le cas aujourd'hui, en ce qui concerne les Nobel de médecine: prenez Luc Montagnier, il a eu le prix pour une découverte qu’il n’a jamais faite, à savoir le lien entre HIV et Sida.

Quant à Pasteur, tout ce qu'il a "trouvé" existait bien avant qu'il ne s'y intéresse: voici un homme qui n'a fait que patauger dans le doute et les erreurs, a usurpé des notes à ses confrères, et enfin a mis son nom sur une "découverte" qui, comme toujours, était due au hasard et non à la science.

 

Les chercheurs tentent de nous vendre l'idée que l'expérimentation est une valeur sure pour l'avancée de la recherche. Ainsi, dés qu'ils ont la chance de tomber juste (ce qui statistiquement est inévitable, tôt ou tard), ils font semblant que tel ou tel progrès est dû à leur investissement scientifique: de ce fait, tout sacrifice est justifié, à commencer par celui animal.

En réalité ces expériences n’ont aucun caractère de nécessité puisque leurs résultats ne sont pas transposables d’une espèce à l’autre, et ne renseignent donc pas sur les effets toxiques d’une substance X ou Y sur les humains.

Si nous voulons guérir l’homme, c’est l’organisme humain qui doit faire l’objet de l’étude.
L’origine et le développement des maladies étant différents au cas par cas, il y a fort peu de chances pour que de réelles avancées scientifiques viennent d’études effectuées sur les animaux. Quand on sait que le cancer débute par un dérèglement cellulaire spontané, alors que chez les animaux de laboratoire la maladie est injectée artificiellement (ce qui rend par définition incomparable l’issue des deux cas de figure homme / animal), il y aurait tout intérêt à reporter les crédits sur les recherches en biologie cellulaire et moléculaire humaines.

 

L’expérimentation animale comporte d’entrée deux contradictions "méthodologiques" énormes:

1) La vivisection est exigée par la loi, alors que tout est orchestré afin qu'une certaine confusion nous laisse croire que c'est la recherche scientifique qui ne peut se passer de cette méthode.

2) Lorsque l'on demande aux chercheurs pourquoi ils utilisent des animaux, ils répondent "Parce qu'ils sont comme nous". Ensuite, face aux désastres générés par des principes actifs tels que Vioxx ou Thalidomide (pourtant savamment testés sur animaux avant leur mise sur le marché), si l'on demande à ces mêmes chercheurs émérites pourquoi ils n'avaient pas prévu ces conséquences catastrophiques (phocomélie, absence d'organes génitaux, angoisse profonde menant au suicide, cancer, perte de la vue, perte de poids, de cheveux, et même de doigts...), ces messieurs répondent "Parce que les animaux ne sont pas comme nous".

De quoi nous rassurer, nul doute.

 

Dans un monde juste, l’argument éthique devrait à lui seul exclure ne serait-ce que l’hypothèse qu’une telle technique pseudo-scientifique soit adoptée. Mais notre monde est-il juste ?

Nous avons déjà vu quelques-uns parmi les centaines d’exemples alimentaires démontrant que les animaux ne réagissent pas comme nous à certaines substances (raisin/chiens, agrumes/chats, amandes/renards, il y aurait aussi le persil qui tue le perroquet, et ainsi de suite), prenons maintenant en examen des éléments pharmaceutiques et observons les différences constatées entre espèces diverses, ainsi que leurs conséquences.

 

Premier exemple: l’aspirine, le médicament le plus utilisé au monde. Heureusement pour l’homme, celle-ci fut découverte avant que l’expérimentation animale ne devienne le critère absolu de validation scientifique. Il est toutefois nécessaire de souligner que notre aspirine provoque des malformations congénitales chez la souris, l’animal de laboratoire le plus utilisé à cause de son faible prix. En clair: si la condition pour la mise en vente de l’aspirine avait dû dépendre de ses effets sur les souris, nos chercheurs auraient tout bonnement privé l’humanité de son principe actif le plus diffusé.

 

Voici à présent l’histoire d’un médicament sensé soulager les femmes enceintes de leurs angoisses et nausées, la Thalidomide, mais qui allait finalement réserver aux futures mères une angoisse de laquelle elles ne se seraient plus jamais libérées: celle de mettre au monde des enfants difformes.

Médicament utilisé durant les années 1950 et 1960, il provoqua de graves malformations congénitales des membres et dut être retiré du marché mondial en 1961, suite au scandale de sécurité sanitaire qu'il souleva.

Les tests sur l'animal n'avaient démontré aucune toxicité particulière. Il s'avère en effet que les rongeurs ne sont pas sensibles à ce médicament, car les métabolites synthétisés sont différents entre les rongeurs et les autres mammifères.

Le médicament fut donc mis sur le marché le 1er octobre 1957 dans environ 50 pays, mais pas aux États-Unis, sous au moins 40 noms différents (Softénon, Talimol, Kevadon, Nibrol, Sedimide, Quietoplex, Contergan, Neurosedyn, etc.)...

Dès 1960, la Thalidomide se manifesta par une augmentation des anomalies des membres sur le développement fœtal. Ces anomalies touchaient les bébés de manière plus ou moins importante, cela allait de l'absence totale de membres à l'absence de l'extrémité d'un membre, en passant par la phocomélie (réduction du segment intermédiaire).

Un obstétricien écossais prouva que sur dix mères ayant donné naissance à un enfant ayant ces malformations, neuf avaient pris de la Thalidomide.

Après le retrait de ce médicament en décembre 1961, un débat éthique s'ouvrit, posant le problème moral de l'interruption de grossesse chez les femmes ayant déjà absorbé de cette substance.

Environ 15'000 fœtus ont été affectés par la Thalidomide, parmi lesquels 12'000 (dans 46 pays) nés avec des défauts congénitaux: 3'000 victimes rien qu’en l'Allemagne, très peu en France où le médicament n'était pas commercialisé. Parmi eux, seuls 8'000 ont vécu au delà d'un an.

En ce début du XXIème siècle, la plupart des personnes affectées sont encore en vie mais beaucoup gardent des handicaps occasionnés par le médicament. Plus tard, on découvrit même que les handicaps et déformations de bien des survivants à la Thalidomide se transmettaient à leurs propres enfants par le truchement de l'ADN modifié.

Notons que ce principe actif avait très intelligemment été testé sur des animaux mâles uniquement, alors que son utilisation était prévue pour des femmes enceintes.

Après-coup, la Thalidomide fut donc re-testée: il fallait comprendre où était l’erreur. A nouveau, des millions d’animaux furent sacrifiés, cette fois-ci avec la ferme intention de découvrir un indice pouvant révéler l’origine du méfait. L’on constata que les lapines mettaient au monde, elles aussi, des bébés phocoméliques, mais seulement si elles recevaient des doses de Thalidomide extrêmement fortes. Autrement dit, la recherche avait réussi à trouver une similitude entre homme et lapin (revoilà les coïncidences biologiques, comme vous le voyez elles ne peuvent pas être considérées un barème fiable) laissant entendre que l’erreur des laboratoires n’avait donc pas été de tester sur les animaux, mais plutôt de ne pas avoir assez testé…

En réalité, même si ces résultats avaient été obtenus avant la commercialisation du produit, la faible statistique d’insuccès aurait de toute façon joué en faveur des spéculateurs, qui auraient vraisemblablement décidé que les effets collatéraux ne touchaient "que" le lapin et "que" à de très fortes doses, sous-entendant que l’être humain n’avait donc rien à craindre.

Après tout, le protocole avait été respecté: la loi oblige les laboratoires à tester sur l’animal tout produit créé par la recherche. De ce fait, n’importe quelle firme pharmaceutique est toujours protégée en cas de problème médical et/ou légal.

Pourtant, l’une des plus grandes revues scientifiques des Etats-Unis, le Journal of the American Medical Association, déclarait à ce propos en 1964: «Un problème de fond que nous nous trouvons à devoir résoudre, à cause des réglementations et de ce qui les a causées, est notre attitude non-scientifique concernant les études sur animaux. Ces études sont effectuées pour des raisons juridiques et non pour des raisons scientifiques, elles n’ont donc aucune valeur prédictive pour l'homme; ce qui veut dire que toute notre recherche pourrait n’avoir aucune valeur.»

 

Passons au troisième exemple, le Vioxx.

C’est un médicament anti-inflammatoire notamment utilisé dans le traitement des états douloureux aigus. Il a été retiré du marché en 2004 à cause de problèmes liés à un risque accru d'infarctus. Selon une étude de la FDA (l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), 27'785 décès et problèmes cardiaques pourraient avoir été causés par le Vioxx entre 1999 et 2004. Ce n'est qu'après cette enquête qu'il a été décidé de retirer ce médicament du marché, bien que de nombreuses études précédentes indiquaient des risques importants quant à l'utilisation de ce produit.

Le Vioxx avait été testé sur 2600 patients en 3 ans. L'étude avait été interrompue plus tôt que prévu devant le quasi doublement du nombre d'infarctus dans le groupe traité.

Le retrait de la molécule a donné lieu à d'importantes controverses sur la diffusion des informations, mettant en cause les laboratoires pharmaceutiques. Il semble en effet que des données sur la majoration des risques cardiovasculaires étaient disponibles dès 2001, soit trois ans avant le retrait de la molécule. Et le risque de décès aurait pu être détecté près de quatre ans avant son retrait volontaire du marché mondial par son fabricant en 2004.

Fabricant qui, entretemps, a engrangé un chiffre d'affaires annuel de 2 milliards $.

 

Nous avons vu qu’un médicament ne peut pas être commercialisé s’il ne passe pas préalablement par la case animale. Les tests n’avaient rien révélé d’anormal pour la Thalidomide, puis finalement si, un petit peu, lorsque le mal était déjà fait…

Le Vioxx, de son coté, a-t-il procuré des infarctus aux cobayes sur lesquels il a été testé ? Si la réponse est non, nous venons de prouver une nouvelle fois que l’expérimentation animale ne dit rien sur les effets qu’une substance donnée pourrait avoir sur l’homme.

Si la réponse est oui, alors pourquoi les laboratoires ont-ils quand-même mis en vente le Vioxx ?

 

On entend souvent dire que le singe est très proche de l’homme, entre 97 et 98% selon les espèces, pourtant les rongeurs représentent la majorité des animaux utilisés pour la vivisection. Etrange comparaison que celle entre homme et souris, ou homme et cobaye, ou encore homme et rat. Ressemblons-nous à des rongeurs ? Vivons-nous dans les égouts ? Notre maturité sexuelle advient-elle à l’âge de 3 mois, comme la leur ? Les rongeurs conduisent-ils des voitures, ont-ils des problèmes au travail, sont-ils d’une manière générale stressés par le quotidien ?...

Les laboratoires qui disposent de budgets considérables n’hésitent pas à acheter des primates. Ce modèle animal étant soi-disant plus proche de nous, les résultats qu’il fournit seraient théoriquement plus fiables que ceux obtenus sur des cochons, des chiens, des chats, des crustacés, des poissons, des chevaux ou des perroquets. Autant d’espèces que vous pouvez rencontrer dans les cages sombres et glaciales des laboratoires sensés sauver le monde.

Mais qu’en est-il vraiment ? Les différents rongeurs, qui pourtant appartiennent à la même catégorie d’animaux, donnent des résultats très souvent contradictoires. Une étude s’avérant "encourageante" sur le rat peut être aussitôt démentie par des résultats démoralisants obtenus sur le cochon d’Inde. Un coup dur pour nos chercheurs, dont les certitudes tiennent déjà sur un fil.

Les primates de l’Ile Maurice, quant à eux, ne donneraient pas les mêmes résultats que leurs cousins du Viêt-Nam.

Et ainsi de suite.

 

Le TGN 1412, enfin, est un médicament qui n’a jamais été commercialisé. Lorsqu’en mars 2006, à Londres, quelques volontaires humains ont répondu à une annonce pour tester ce produit, ils ne se doutaient pas que leur vie allait changer à jamais. Le TGN était sensé soigner certaines maladies cancéreuses ou de nature immunitaire, sauf qu’en une poignée d’heures il a réduit quasiment en fin de vie six des huit jeunes testeurs. Ils ont commencé à ressentir d'intenses douleurs (surtout des maux de tête), à transpirer, à vomir, puis à perdre connaissance. Ils ont alors été transférés dans une unité de soins intensifs. Dans leur état comateux, certains ont perdu du poids, d’autres leurs cheveux, d’autres encore ont vu les extrémités de leurs doigts pourrir et devoir être amputées.

Très vite, le laboratoire a dû révéler que les deux personnes qui n’avaient pas subi d’effets non-souhaités avaient en fait absorbé de simples placébos. Pour tout complément d’information, vous pouvez consulter cet article: http://www.lemonde.fr/planete/article/2006/03/17/le-premier-essai-humain-d-un-futur-medicament-tourne-mal-a-londres_751759_3244.html

Les tests précédents avaient été effectués sur ce fameux modèle animal "si proche de l’homme", le primate. Chaque singe avait reçu non pas un mais 1'000 comprimés de TGN 1412, mais n’avait pourtant manifesté aucun effet indésirable.

   

--  LE TABLEAU INTERNATIONAL, QUELQUES EXEMPLES  --

 

  • Amérique du Nord

Aux USA les écoles organisent des "classes de science" pour des enfants de 8-12 ans, leur montrant des singes qui fument (les fameux tests sur le tabac), ce qui fait rire tout le monde. Ainsi, les bambins sont amenés à faire abstraction de l'expérimentation animale dès leur plus jeune âge. Les chiens et les chats portent des masques pour les mêmes tests, mais vu que les primates ont des mains, on leur apprend directement à faire le geste, donc ils fument activement et non passivement: les enfants croient être au cirque, et on leur tient un discours explicatif drôle afin qu'ils n'y voient rien d'étrange. Au contraire, tout est mis en place pour qu'ils trouvent cela amusant.

Ces tests sont eux aussi exigés par la loi pour vérifier et prouver que la fumée tue...l'homme !

Il est intéressant de signaler qu'en 110 ans d'expériences sur les effets du tabac, aucun animal n'a développé de tumeur aux poumons, jamais. Ils sont soumis à la fumée continue de 8 à 12 heures par jour, et de 5 à 7 jours par semaine selon les laboratoires, pourtant (répétons-le pour que ce soit clair) zéro cas de cancer pulmonaire en plus d'un siècle de vivisection.

Essayons de nous en rappeler quand des illuminés veulent nous faire croire que l'expérimentation animale est "un mal nécessaire" et que les animaux sont "comme nous".

Ajoutons qu'énormément de vivisecteurs sont végétariens car ils disent "respecter" les animaux, sans lesquels ils ne pourraient mener à bien leurs recherches inutiles.

A ce propos, surtout ne faut-il jamais tomber dans le piège de l’apparente bonne foi des chercheurs. Ils ont simplement compris qu'ils ont meilleure réputation s’ils se montrent désolés: ils ont d'ailleurs des coach publicitaires chargés de les briefer sur les tendances à suivre, il en était déjà ainsi dans les années '40.

Jadis, les vivisecteurs tenaient ce genre de propos: «Laissez-nous travailler, vous ne savez même pas de quoi vous parlez ! Vous voulez peut-être nous apprendre notre métier ? Vous êtes trop sensibles ! La science implique hélas des sacrifices, nous luttons pour sauver des vies [humaines uniquement, Ndr], etc.» Aujourd'hui ils pensent exactement la même chose, mais ils sont désormais conscients que les gens en savent beaucoup plus qu’avant sur deux points: 1) la supercherie de l'industrie pharmaceutique, dont il est évident, comme nous l’avons vu, qu'elle n'a aucun intérêt à soigner les maladies si elle veut continuer de gagner de l’argent dessus, et 2) le fait que le modèle animal n'est pas idéal pour la recherche, comme on a voulu nous le faire croire jusqu’aux années ’90 avec le célèbre "Il faut choisir: le chiot ou le bébé". Cette notion complètement illégitime et fantaisiste avait pour seul but de troubler les consciences, ce choix n’ayant en réalité aucune raison d’être effectué. La science serait en mesure de veiller sur le chiot ET le bébé, mais préfère la plupart du temps endommager les deux.

 

  • Inde / Népal

Le fournisseur officiel de primates pour les laboratoires américains était, jusqu’en 2007 inclus, l’Inde. Mais une enquête révéla les abominables conditions de transport, détention et expérimentation auxquelles ces animaux étaient pliés, des conditions que les Etats-Unis avaient toujours soigneusement caché au gouvernement Indien. Ce dernier, croyant vendre ces êtres ignares à des scientifiques gentils et concernés par l’éthique, les expédiait de fait en enfer. Malgré la réalité économique particulièrement difficile de ce continent, dès que l’Inde a pris connaissance des faits, elle a mis le mot fin au commerce de macaques avec les USA, qui se tournèrent donc vers le Népal.

 

Lorsque l’issue de la campagne Gateway To Hell (créée pour empêcher le Népal, 6ème pays le plus pauvre au monde, de résister à la tentation de vendre ses primates aux USA), a été couronnée de succès en début 2009, les militants de la cause animale ont crié victoire. C'était grâce aux efforts collectifs du militantisme international que les primates népalais avaient échappé à la mort lente et atroce qui avait déjà eu raison d’une soixantaine de leurs semblables dans les laboratoires américains. Le type de macaque précédemment fourni aux chercheurs laissait en effet à désirer et, au lieu d’ouvrir la porte du laboratoire afin que ces animaux puissent en sortir (car le centre de recherche se trouvait en pleine forêt. Il était surveillé jour et nuit par trois gardes armés, ce qui peut sembler intriguant si l’on considère que les chercheurs disent travailler pour le bien de l’humanité), ils furent tués par injection.

 

La même chose arrive fréquemment dans les laboratoires occidentaux lorsque l’été est aux portes: il reste des animaux en cage mais tout le monde veut partir en vacances, donc qui nourrira les cobayes? Mieux vaut les supprimer (c’est d’ailleurs la seule délivrance qu’ils connaitront de toute leur vie) et en commander de nouveaux à la rentrée, c’est bien plus pratique !

Réalistement, nous pouvons imaginer que ce n'est pas parce que le Népal refuse de leur vendre des singes, que les USA ne se les procureront pas ailleurs. Ceci confine un peu notre victoire à simple victoire symbolique, ce qui n’est néanmoins guère à sous-estimer pour le moral collectif. Et le fait d'avoir réussi à sauver de nombreux primates de l'emprise américaine représente, disons-le, une réussite inestimable.

 

[Note: Quelques mois après la campagne Gateway To Hell, des centaines de milliers d'animaux ont été tués dans ce même Népal pour une fête religieuse ayant lieu tous les 5 ans. 200'000 animaux tués à l'arme blanche rien que dans le premier quart d'heure. Et la "fête" dure 3 jours.]

 

  • Allemagne

En 2008 l'Allemagne possédait déjà 1300 primates dans ses laboratoires, mais en a demandé (à qui?) 500 de plus l’année suivante. Néanmoins le gouvernement a signifié que la "recherche" sur primates n'avait rien donné depuis plus de 20 ans (c'est à dire depuis toujours), et que donc rien ne justifiait de faire monter le chiffre des animaux à 1800. Une grande polémique interne s’en est suivie, mais il est légitime d’imaginer que la Pharma exercera assez de pressions pour exaucer les vœux des chercheurs.

 

  • Corée

En Corée du Sud, un laboratoire a sabré le champagne car ses "chercheurs" ont réussi début 2009 à créer un chien fluorescent, afin de pouvoir observer l'évolution des maladies qu'on lui injecte sans besoin de l'ouvrir à chaque fois (ce qui à la longue le tue, vous comprenez)...

Une grenouille transparente avait déjà été créée dans le même but l'année précédente.

 

_ par Adrien Evangelista, porte-parole de la Coalition Anti Vivisection (France), collaborateur et consultant de la Fondation Hans Ruesch et du CIVIS (Centre d’Information sur la Vivisection et les Irrégularités Scientifiques), ATER en bioéthique et en méthodologie de la recherche biomédicale à Paris 8 Panthéon-Sorbonne _

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:06

La condition animale ET humaine aujourd’hui

 

10 JUIN 2010

 

 

--  BRUXELLES  --

 

A quoi d’autre fallait-il s'attendre, fin mars 2009 à Bruxelles, qu'à ce coup de poignard dans le dos des animaux de laboratoire de la part des parlementaires européens, arrosés par les industriels de la vivisection grâce aux gros profits que celle-ci génère ?

Voici la traduction en clair de quelques amendements anthologiques, votés par des députés européens, qui risquent fort d’empirer le sort déjà dramatique des animaux dans les laboratoires, non seulement en Europe mais bien au delà:

  • Moins de justification scientifique nécessaire pour expérimenter sur les primates, et ce malgré la grande sensibilité du public à ce sujet. De plus, les demandes d'autorisation d'utiliser des primates seraient moins étudiées à la loupe.
  • Report sine die des propositions de la Commission Européenne concernant l'arrêt de la capture des primates sauvages destinés à la vivisection.
  • Autorisation/délivrance d'une licence pour la quasi-totalité des expériences: abandonnée à court terme (la majorité des recherches sur les animaux pouvant désormais être menée sans devoir soumettre au préalable une demande d'autorisation d'expérimenter).
  • Autorisation de réutiliser de manière pratiquement illimitée les mêmes animaux, à l’exception d’une poignée d'expériences, parmi lesquelles les tests de toxicité et les lésions cérébrales provoquées.
  • Autorisation, tenez-vous fort, de faire souffrir les animaux de manière intense et prolongée si une expérience le requiert.

                                                                 

De toute évidence, les hommes politiques de tout bord n’accordent que très peu d’importance à l'opinion publique, qui se déclare majoritairement hostile à l'expérimentation sur les animaux, selon différents sondages d'opinion récents, paradoxalement lancés par Bruxelles, et sur lesquels nous reviendrons après le prochain paragraphe.

 

  --  LE PROJET REACH  --

 

L’italienne Fabrizia Pratesi, collaboratrice du père du mouvement antivivisectionniste mondial Hans Ruesch, est l'une des rares activistes à faire le lien entre écologie et protection animale, ce qui est inexplicablement peu commun.

Notamment à propos du Projet REACH [la vérification de chaque ingrédient chimique et/ou dangereux dans tous les produits alimentaires commercialisés avant 1981, à tester rigoureusement sur des animaux, cela va de soi…], les écologistes se sont mis à dos la plupart des associations animalistes car ils insistaient pour que les tests de vérification soient faits le plus vite possible, quitte à ce que ce soit sur des animaux. Bien entendu ils ignoraient que ces tests n'auraient pas été révélateurs pour deux sous des produits qui pouvaient nuire à la santé des humains; ils n'avaient à cœur que de découvrir si les aliments que l'on trouve dans nos grandes surfaces sont oui ou non assaisonnés avec des substances chimiques, et si oui lesquelles, et en quelle(s) proportion(s), et si elles créent une dépendance (comme ce fut constaté pour le tabac).

A titre illustratif, rappelons que le raisin peut tuer certains chiens (mais pas tous: donc les différences dans une même espèce ont également leur importance), que les agrumes représentent un poison pour le chat, qu’une poignée d’amandes peut s’avérer fatale pour un renard, que l’arsénique (pourtant jadis le poison préféré des assassins) peut être ingéré comme de l’eau par le mouton. Il existe des centaines d’exemples comme ceux-ci, seuls les cyniques ont parfois osé dire que c’était grâce à la science si nous avions découvert toutes ces différences entre espèces…

Le caractère non-prédictif des tests sur animaux ne peut donc vraisemblablement pas révéler quelles substances représenteraient un danger pour l’homme. Néanmoins, il a été établi à Bruxelles que 12,8 millions d’animaux allaient être sacrifiés dans les 11 premières années du REACH, et un total de 50,2 millions à terme, histoire de préserver les emplois douteux que garantit la vivisection.

Malgré un doute initial que l’association Equivita (dont Mme Pratesi est présidente) avait réussi à soulever quant à la non-fiabilité des résultats qu’engendrerait le Projet, en 2007 Bruxelles a fini par trancher en faveur de la concrétisation vivisectionniste du REACH. Au passage, ceci a été considéré comme une "victoire" par certains écologistes...

Seule la possibilité de réduire le temps et les couts grâce aux méthodes substitutives (dont nous parlerons après le prochain paragraphe) a su séduire certains industriels, mais nous sommes bien loin de tout paramètre éthique, ne serait-ce que vague.

 

En début 2009 Bruxelles avait lancé un sondage à travers l'Europe pour savoir ce que l'opinion publique pensait de l'encadrement législatif concernant les animaux de laboratoire. A la question "Seriez-vous favorable à l'expérimentation médico-pharmacologique sur animaux, en sachant que le seuil de douleur infligée resterait tolérable et contrôlé ?", 77% a répondu NON.

[Note: Comment quantifier la douleur d’un animal ? Un "comité d'éthique" est sensé estimer si oui ou non les animaux de laboratoire souffrent beaucoup ou peu, et si leur degré de souffrance est justifié par l'importance d'une expérience donnée. Sans doute, l’appellation de "comité ironique" serait-elle plus appropriée à ce type de fonction.]

Il faut retenir deux points:

  • Les députés sont théoriquement sensés représenter le peuple et, de ce fait, refléter sa volonté. Pourtant en mars, en mai, et en novembre 2009, tout a été mis en œuvre afin que les lois concernant le bien-être (?) des animaux de laboratoire soient rendues plus floues que jamais. Les organismes de protection animale espéraient une révision des lois catastrophiques de 1986, mais finalement nos représentants politiques ont préféré empirer le tableau.
  • Malgré le fait que la question-piège du sondage parlait de recherche médicale, Bruxelles ne cherche en fait qu'à promouvoir et justifier le projet REACH, qui concerne une toute autre industrie: celle alimentaire.

   

--  LES MÉTHODES SUBSTITUTIVES: UNE SCIENCE ÉTHIQUE, ET QUI MARCHE  --

 

Entre 1980 et 1985, certains laboratoires ont développé une technique révolutionnaire consistant à tester sur des tissus humains les substances pharmaceutiques issues de la recherche. Rassurez-vous, les tissus en question étaient en fait des "restes" d’interventions chirurgicales, récupérés d’hôpitaux, sur lesquels les chercheurs pouvaient travailler sans endommager inutilement des êtres vivants. Ironiquement, ces laboratoires s’étaient résolus à expérimenter sur ce matériel de fortune pour la seule et unique raison qu’ils n’avaient plus les moyens d’acheter des cobayes !

Le fait d’expérimenter sur ce type de support mena rapidement à des pistes fort encourageantes, l’utilisation animale n’ayant fourni que de vagues suppositions contradictoires pendant près d’un siècle. Les avantages étaient multiples: les restes ne coutaient rien ou presque, les tissus humains réagissaient de façon infiniment plus révélatrice que toute autre tissu animal, les premiers résultats arrivaient rapidement. En effet il ne faut pas oublier qu’une recherche vivisectionniste implique des coûts faramineux, allant du transport des animaux jusqu’à la nécessité de les nourrir, et s’étend en général sur 5 à 10 ans. Les méthodes substitutives, quant à elles, excluent d’entrée toute dépense relative aux cobayes, et produisent des indices concrets parfois en une semaine à peine.

Avec l’aide de la bio-informatique (schématiquement: la reproduction virtuelle d’un organisme humain par ordinateur), cette nouvelle technique s’apprêtait à devenir la méthode de référence dans le monde de la recherche.

 

Au détail près que le lobby pharmaceutique ne voyait pas les choses de la même façon.

 

Dans son premier ouvrage anti-vivisection, HONTE ET ÉCHECS DE LA MÉDECINE [traduction et adaptation française de IMPERATRICE NUDA, paru en Italie en janvier 1976 de la plume du même auteur], Hans Ruesch démasquait les puissants acteurs de l’industrie pharmaceutique (généralement appelée Pharma; ou Big Pharma en anglais), révélant que leur but n’était guère de soigner l’humanité, comme ils le clament haut et fort aujourd’hui encore, mais plutôt de s’enrichir en spéculant sur la santé du public.

Il n’y a plus un centime à gagner d’une maladie lorsqu’on lui trouve un remède définitif, l’astuce consiste donc à repousser indéfiniment le moment d’aboutir à des progrès concrets contre les maux qui nous affligent: c’est précisément ce que l’expérimentation animale permet de faire.

Ceci afin de continuer à nous vendre "entretemps" des médicaments qui donnent l’illusion à l’organisme d’aller mieux (soulagement aussi provisoire qu’éphémère), mais qui en aucun cas ne le guérissent.

Peut-être le lecteur attentif commence-t-il à deviner pourquoi la Pharma n’encourage pas la propagation des méthodes substitutives, dont l’efficacité et la rapidité joueraient clairement en défaveur des intentions lucratives du lobby.

 

Afin de s’assurer que ces méthodes éthiques et fiables (en un mot: scientifiques) fassent leur apparition sur le marché le plus tard possible, un organisme a été créé par la Commission Européenne en 1991, l’ECVAM, ou CEVMA en français: Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives. Vous remarquerez que ce nom comporte le mot alternatives, nuance intéressante qu’il est primordial de démystifier: il faut scrupuleusement utiliser l’adjectif substitutives à la place d'alternatives. En effet ce dernier terme laisserait entendre que l'expérimentation animale est une méthode qui marche, mais qu'il existe une "alternative" à celle-ci. Les deux techniques mèneraient donc aux mêmes résultats. Or il n'en est rien: la vivisection est d'une inutilité déconcertante, elle n'a jamais fait ses preuves autrement que par le fruit du hasard (notamment par les coïncidences biologiques, sur lesquelles nous reviendrons plus tard), elle n'est pas fiable scientifiquement, et s'avère même être fortement dangereuse pour l'homme, vu que le modèle animal ne comporte aucun caractère prédictif pour nous. Pour être encore plus clair: aucune espèce ne peut être prise comme modèle biologique d'une autre.

L’adjectif substitutives se distingue de l’autre car il exclut l’idée, par ailleurs infondée, que le chemin habituel soit le plus efficace, et de ce fait, il l’annule. Les méthodes substitutives étant fiables, l’expérimentation animale ne l’étant pas, le terme alternatives s’en trouve inapproprié.

 

L'un des orateurs incontournables en matière de méthodes alternatives/substitutives s’avère être l’actuel député PS de la 3ème circonscription du Rhône. A la fois vivisecteur et professeur de médecine (cherchez l'erreur), monsieur est l’heureux inventeur de la souris à l'ADN humain. Mais oui: si le modèle animal induit en erreur à cause de ses caractéristiques différentes d’espèce en espèce, pourquoi ne pas créer un monstre hybride sur lequel tester impunément pour le bien de l’humanité ? On pense parfois à une adaptation moderne, mais hélas bien réelle, du roman de Boulgakov "Cœur de chien". On pense aussi à "L'île du Dr Moreau" de H.G. Wells. Ce qui est inquiétant c'est que ces romans d'il y a un siècle décrivaient des expériences sur animaux qui, pour l'époque, relevaient de la science-fiction; alors qu'aujourd'hui ils illustrent précisément ce qui se passe dans les laboratoires: la création de souris et de primates auxquels on inculque un ADN humain "pour ne plus se tromper". Car même si les chercheurs ont compris que nous ne sommes pas pareils, ils tardent diligemment à se consacrer aux méthodes substitutives.

 

Notre docteur et homme politique affirme que les résultats qu’il a obtenus jusqu’ici sur ses souris sont "encourageants" (cela veut probablement dire qu'il n'en a pas, bien qu’il y travaille depuis plus de 6 ans) et que nous pouvons espérer obtenir un vaccin contre le Sida grâce à lui d'ici 10-15 ans.

N'est-il pas un brin paradoxal qu'un vivisecteur soit systématiquement aux premières loges pour parler de méthodes alternatives ? D'autant plus qu'il ne fait qu'en souligner les (faibles) limites, pour sous-entendre que la vivisection serait la seule méthode qui marche vraiment.

En réalité les tests sur animaux ne sont fiables qu’à 20% maximum, ce qui signifie que même un pari à pile ou face serait beaucoup plus crédible puisque les chances de tomber juste monteraient alors à 50%. En outre, les méthodes substitutives coutent jusqu’à mille fois moins cher et amènent à des résultats précis, à l’opposé de la vivisection, dont l’issue des expériences reste toujours très floue.


M. le député a également co-signé fin 2009 un rapport parlementaire [http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-off/i2145.asp] sur les méthodes alternatives (vous comprendrez que, dans sa position, il ne peut pas se permettre d’employer le terme "substitutives"), mais étrangement ce rapport vante les bienfaits (?) de l’expérimentation animale.
Par ailleurs, ce même médecin est membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), il est pourtant difficile d’espérer qu’il se batte pour promouvoir les méthodes substitutives alors que lui-même ne les adopte pas.

Alors comment y voir clair ? Ces méthodes devraient être validées par des scientifiques, seulement voilà: ces scientifiques sont des vivisecteurs !

Soyons directs: ce professeur espère être celui qui mettra au point un vaccin révolutionnaire, comment imaginer un seul instant qu’il puisse soutenir et encourager les recherches rapides, peu couteuses et éthiques de la recherche substitutive ?

 

C’est là que se situe la fragile frontière entre pouvoir et abus de pouvoir.

 

  --  FRAUDE SCIENTIFIQUE ET PARTICIPATION ACTIVE DES GOUVERNEMENTS  --

 

La recherche vivisectionniste s’obstine à rabâcher que les méthodes substitutives présentent encore des limites.

Voyons lesquelles.

La bio-informatique ne permettrait pas de produire des résultats réalistes, les substances à tester devant nécessairement passer par un organisme vivant. Seulement voilà, les organismes desquels parlent ces savants tortionnaires appartiennent à des animaux, et qui plus est, tous différents les uns des autres. En quoi exactement ce passage devrait-il donc nous renseigner sur les effets qu’un médicament peut avoir sur l’homme ?

Il est vrai que la bio-informatique dépend d’une technologie qui ne sera au point à 100% que dans deux décennies environ. Néanmoins les aficionados de l’expérimentation animale veulent nous faire croire que celle-ci serait la seule méthode valable dans l’attente que les techniques substitutives soient assez sophistiquées. Or non, loin s’en faut. En plus d’un siècle, la recherche vivisectionniste n’a donné que des doutes et des incertitudes, au prix de milliards d’animaux torturés et de millions de victimes humaines, faute de médicaments dont le danger qu’ils représentaient pour l’homme n’avait pas été constaté sur les cobayes de laboratoire.

Soulignons ensuite que si les deux recherches, celle néfaste et celle éthique, recevaient chaque année par l’Etat les mêmes sommes d’argent pour procéder à leurs expériences, la première se retrouverait pulvérisée par le succès de la seconde; et les décideurs politiques ne sont pas sans le savoir.

La bio-informatique est déjà extrêmement avancée, bien qu’elle n’existe que depuis 20-25 ans. De l’autre coté, l’expérimentation animale sévit depuis 100-120 ans, et ne s’est rendue célèbre que par les dégâts qu’elle a causé, et qu’elle continue de causer.

A titre informatif, il semblerait que seulement 122’000 € aient été alloués au développement des méthodes substitutives en France entre 1994 et 1997, contre plusieurs milliards d’euros pour l'expérimentation animale. Certes, ces informations sont un peu datées, mais le Ministère de la Recherche refuse de communiquer ses chiffres. Vous avez dit transparence?...

N’oublions pas que nous parlons ici de l’argent du contribuable, pantin anesthésié par la pensée pré-mâchée qui lui est servie par les médias, ceux-ci étant achetés et/ou contrôlés plus ou moins directement dans chaque Pays occidental par l’industrie chimico-pharmaceutique.

 

Il semble donc y avoir une volonté précise de faire en sorte que la vraie science soit ralentie en faveur d’une pseudo-science sinistre et lucrative. En d’autres termes, une volonté de nuire.

Une preuve ultérieure ? En 1993 une proposition de loi visant à la création d’une commission nationale des méthodes substitutives à l’expérimentation animale a été déposée au Parlement par le député François d’Harcourt, puis co-signée par une centaine d’autres députés. Le sénateur Louis Souvet avait également présenté au Sénat la même proposition, successivement co-signée par de nombreux sénateurs.

17 ans et quelques gouvernements plus tard, cette proposition de loi n’a encore jamais été discutée en Assemblée Nationale, officiellement pour manque de temps.

 

   

_ par Adrien Evangelista, porte-parole de la Coalition Anti Vivisection (France), collaborateur et consultant de la Fondation Hans Ruesch et du CIVIS (Centre d’Information sur la Vivisection et les Irrégularités Scientifiques), ATER en bioéthique et en méthodologie de la recherche biomédicale à Paris 8 Panthéon-Sorbonne _

 

 

Liens:

www.cav.asso.fr

www.hansruesch.net

www.antidote-europe.org

www.gatewaytohell.net

 

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:10

 

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Le samedi 30.10.10 à été organisé par le CCEA une marche "silencieuse" et non violente pour les droits des animaux, afin de s'opposer aux expériences pratiquées sur eux et à l’exploitation dont ils sont les victimes.

 

Le CCEA est constitué à la base de militants qui souhaitent mettre un « coup de projecteur » sur la bêtise, l’inutilité et la dangerosité de l’expérimentation animale en choisissant un élevage symbolique ; celui du CEDS Centre d’Elevage Des Souches à Mézilles dans l’Yonne, qui existe depuis maintenant près de 35 ans.

 

Cet élevage produisant des chiens à destination des laboratoires, est effectivement le plus grand de France (14 hectares) mais il fait aussi partie des plus grands d’Europe.

 

Nous souhaitions aussi donner aux forces de l’ordre, aux politiques, aux médias une image positive et non violente des militants de la cause animale trop souvent injustement critiqués.

 

 

Cette marche a regroupé environ 300 personnes venant des 4 coins de la France mais aussi de certains pays limitrophes.

 

Une quinzaine d'associations étaient aussi représentées :

 

Fondation Brigitte Bardot, PETA, L.214, Respectons, DDA, CLEDA, CAV, Lévriers sans frontières, Antidote, Pro Anima, LFCV, Les chats de Limeil, Chiens sans famille 89, l'Homme et son chien, Europe Animal Protection.....

 

Nous tenons à remercier sincèrement l'ensemble des personnes ayant rendu possible cette marche par leur présence mais aussi par leur soutien, en relayant au plus grand nombre son existence.

 

 

Un campement du vendredi 29.10.10 au dimanche 31.10.10 à été organisé afin de pouvoir accueillir toutes celles et ceux venant de loin et souhaitant pouvoir dormir sur place, camp se trouvant à quelques kilomètres de Toucy.

 

Sur ce terrain sympathiquement prêté pour l’occasion par une amie nous avons eu le plaisir de trouver une vieille grange permettant de nous abriter en cas de pluie.

 

 

  Certains d’entre nous étaient déjà sur place dès le jeudi afin de régler les derniers préparatifs.

 

Le vendredi matin, un des copains est passé avec son tracteur sur le terrain afin de tondre celui-ci  pour que nous puissions y installer nos tentes.

L’odeur agréable de l’herbe humide fraichement  fauchée emplissait alors mes narines et le soleil se faisant davantage présent, elle commençait alors à sécher tranquillement.

 

Le soleil était là bien présent et commençait à nous réchauffer de plus en plus.

 

Le vendredi vers 13h-14h environ, alors que je me préparais une copieuse tartine de tartare d’algues agrémentée de radis noir ; étant seul sur le terrain à ce moment là, j’ai pu apercevoir deux motards de la gendarmerie nationale qui commençaient déjà à venir repérer les lieux.

  

 

 

Après ce petit pique-nique je me suis donc installé sur le capot de la voiture toute proche afin de profiter de ces quelques rayons de soleil, et de ce moment de calme.

  

Je profitais donc du silence et de cette nature offerte aux couleurs de l’automne, où se mariait à la perfection les nuances de vert, jaune, orange, rouge….avec ce bleu du ciel au dessus de ma tête….

Je ferme alors les yeux….

 

A un moment je ressens que quelque chose me chatouille le nez…..

En ouvrant les yeux je découvre stupéfait que des dizaines de coccinelles sont arrivées de nulle part, se posant ici et là, mais aussi sur mes lunettes de soleil, mon nez, mes joues, mes bras, mes mains, mes jambes…. J’en avais partout et n’osais plus alors bouger ; instants magiques, féeriques….au milieu de ce nuage de vie.

 

Quelle sensation surprenante que de se retrouver ainsi seul au milieu d’un champ, baigné d’une douce chaleur procurée par les rayons d’un soleil bienfaiteur et recouvert par des dizaines d’insectes qui ont disparu quelques minutes après, comme par enchantement.

 

 

  

Après ces quelques heures de plénitude l’activité reprend avec le retour des amis et donc dans l’après-midi avant l’arrivée des premiers groupes ont été installé 4 toilettes sèches ainsi que des jerricans d’eau potable.

 

 

  

Un fléchage ayant été prévu une équipe a donc mis en place aux carrefours des repères pour faciliter l’accès.

 

Mais nous avons appris que les fléchages avaient été retirés, nous avons donc dû en remettre et mystérieusement ceux-ci disparaissaient…..

 

Malgré cela les militants on pu être accueillis dans une ambiance décontractée et festive où chacun a pu partager solidairement les quelques victuailles que nous avions tous apporter (végétariennes et végétaliennes).

 

Car celles et ceux ayant installé leur tente dès le vendredi soir ont fini la soirée auprès d’un bon feu de camp après un copieux repas, agrémenté de bière des faucheurs et de bons vins.

 

Nous sommes tous heureux de nous rencontrer, enfin !!!

 

 

Le Samedi 30.10.10

 

La nuit s'est très bien déroulée, pas trop de ronfleur sur le camp…. ;-) Tout le monde a l’air frais et dispo.

 

 

 

De nombreuses personnes nous rejoignent alors sur le lieu de campement pour prendre un repas avant de partir au point de rendez-vous et participer à un des derniers briefings avant la marche.

 

Alors que de nombreuses personnes commençaient à se regrouper sur le lieu de départ de la marche, les campeurs finissant leur collation se préparaient donc à rejoindre le point de ralliement.

 

Lorsque nous sommes arrivés sur place nous avons été agréablement surpris de voir que les parkings prévus étaient déjà complets et que les véhicules formaient déjà une longue file garée au bord de la route D965.

Avec nous qui arrivions et les gens qui continuaient à se rassembler, la file de véhicules s’agrandissait de minute en minute.

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Un dernier briefing a lieu où il est proposé a chacun de s’équiper comme il le souhaite: banderole, panneau, maquillage, combinaisons, masques… et où est expliqué en quoi consiste l’inspection citoyenne tout en rappelant l’objectif non violent de cette marche importante.

 

Le parcours faisait environ 5 km aller et parmi nous se trouvaient des personnes de tous âges, parfois venues en famille avec leurs enfants et/ou accompagnées de leurs animaux et/ou de leur canne.

Nous avions donc prévu qu’un véhicule puisse ramener les plus fatigués d’entre nous au cas où.

 

Et le soleil toujours présent réchauffait nos cœurs, alors qu’il était fort lourd en pensant à tous ces chiens enfermés 74364 157469647621389 100000750653627 242772 2550031 ndans cet élevage de la honte.

 

Les forces de l’ordre ont donc assuré la sécurité du cortège; il est vrai qu’elles étaient en nombre.

 

Lorsque nous avons traversé Mézilles nous avons marqué plusieurs arrêts discutant, informant les passants, automobilistes et habitants.

 

Un seul d’entre eux à sa fenêtre du premier étage nous a copieusement insultés, mais les manifestants ont su garder leur calme, pensant à leur objectif.

 

 

 

La marche a abouti devant le CEDS à Mézilles, où sont donc élevés des milliers de chiens à destination des laboratoires d'expérimentation.

 

Cet élevage est effectivement le plus grand de France de ce type et fait aussi partie des plus grands d'Europe.

Il existe depuis 35 ans...

 

La marche s'est donc déroulée dans une ambiance conviviale et fraternelle où les militants on pu scander des slogans du type :

"Mézilles élevage de la honte", "Justice pour les animaux"... Deux mégaphones étaient présents en renfort.

 

 

 

 

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Il y avait de nombreux visuels dénonçant les pratiques barbares de la vivisection et mettant en avant l'existence des méthodes substitutives qui étaient brandis par les militants.

 

 

 

L'encadrement policier était conséquent plus d'une demi douzaine de RG, des CRS, des Gendarmes, deux hélicos....

 

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Alors que nous arrivions à quelques centaines de mettre de l’élevage un véhicule de gendarmerie et 5 à 6 gendarmes nous barrent la route.

 

Au bout de quelques minutes 4 gendarmes viennent à notre rencontre,

« Manifestation stoppée pour cause de personne masquée » ;

En fait ils en avaient plus particulièrement après un des militants dont le visage était maquillé.

 

S’il ne leur fournissait pas son identité, ils interdiraient la poursuite de la marche, invoquant la nouvelle loi « anti-cagoule »….

 

Intimidation, provocation, gain de temps ???

 

Seul deux organisateurs discutent avec les gendarmes tentant de démontrer que ce n’est qu’un maquillage (festif qui plus est, car c’était notre ami le clown !)

 

Solidairement nous expliquons qui plus est aux forces de l’ordre que de nombreuses personnes portent elles aussi du maquillage ou des masques comme elles ont pu le remarquer et que nous ne trouvons pas normal qu’une seule personne soit visée, nous questionnons leur stratégie…..

 

Afin de soutenir notre ami de nombreuses personnes se portent à l’avant de la banderole de tête pour clamer leur désaccord.

 

L’ensemble des manifestants commence à s’impatienter.

 

Solidaire avec notre compagnon de nombreuses personnes masquées ou portant du maquillage nous rejoignent demandant aussi à être contrôlées…

Ce que les autorités tentent de faire mais face au nombre on se rend bien compte qu’ils sont débordés et ne vont pas jusqu’au bout de leur contrôle.

 

Nous demandons alors à chacun de bien vouloir rester derrière la banderole de tête afin de ne pas risquer de donner une « mauvaise » impression aux forces de l’ordre.

 

Au bout de longues minutes nous avons donc enfin tous l’autorisation de reprendre notre marche.

 

Certes pas vraiment silencieuse mais totalement non violente comme nous le démontrons tous ensemble à nouveau.

 

Nous arrivons enfin, mais nous arrivons surtout devant un mur de CRS équipé de leur tenue anti émeute, Taser, Lacrymo, Flashball……….ayant placé des barrières et se tenant derrière.

 

Nous remarquons aussi l’important déploiement à l’intérieur où les forces de l’ordre sont réparties aussi bien le long des grillages que devant l’entrée des bâtiments.

 

A plusieurs reprises celles-ci nous recommandent même de ne pas pénétrer dans les bois « faites attention aux chasseurs,il y a des sangliers....» nous disent-ils….


Nous comprenons leur crainte de voir pris d’assaut cet élevage et même si la révolte gronde, les militants restent concentrés sur leur objectif : dénoncer pacifiquement.

 

Malgré nos nombreuses tentatives de communiquer avec les responsables afin d’avoir une réponse concernant notre inspection citoyenne, alors que même le représentant de la préfecture est présent, nous n’avons absolument aucune réponse de leur part.

 

Les forces de l'ordre ont interdit l'accès à l'élevage alors que les organisateurs souhaitaient pratiquer une inspection citoyenne permettant une visite de l'ensemble de l'élevage.

 

Une délégation de membres organisateurs, représentants associatifs et médias aurait été défini afin d'effectuer cette visite.

 

Mais le refus catégorique des propriétaires à donc empêché celle-ci.

 

De plus aucun dialogue n'a pu être possible avec l'éleveur ou les représentants de l'Etat présent (Préfet, sous-Préfet...)

 

Le sous-préfet n'ayant accepté de dialoguer avec un des organisateurs de la marche uniquement pour demander la fin de la manifestation.

 

Prétextant que la nuit arrivant il annulerait l’autorisation de manifester car il ne pourrait plus assurer notre sécurité la nuit. Et que si nous persistions nous serions alors dans l’illégalité.

 

Les manifestants ont été interrogés par les organisateurs pour connaitre leur volonté, à savoir de rester davantage quitte a risquer les contrôles d’identité et garde à vue, ou si nous prenions le chemin du retour car les 5km aller se devaient d’être faits aussi au retour.

 

La manifestation s'est donc terminée par un sitting ainsi que par un die in, avant que nous acceptions de repartir.

 

C’est alors que nous avons pu entendre au loin les cris des chiens comme s’ils nous sentaient, ressentaient notre présence, hurlant de douleur à l’idée que nous soyons obligés de repartir ; sans eux….

De nombreux militants en avaient les larmes aux yeux et la rage au ventre.

Mais nous avions tout de même atteint notre objectif, pour cette fois…..

 

 

Media, radio, tv, presse écrite ont relayé cet évènement ….

Les cris de ces chiens se seront donc entendus au delà de leur prison !!!!

Et il est clair que l’expérimentation animale n’est pas la solution !!!

 

 

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Samedi soir retour chez soi pour certains et retour au camp pour d’autres.

 

Donc retrouvaille sur le camp, on discute, on debrief, on se critique, on se félicite ; sensation d’inachevée, de ne pas avoir fait assez, mais quand cette folie humaine s’arrêtera-t’elle ???

 

Mais quelle victoire = 300 personnes, plus de 15 associatios présentes,  pas de violence et des médias….

 

Bien, profitons du moment présent et retrouvons nous donc pour faire connaissance, prendre un bon repas avec quelques bonnes boissons……

 

Nous démarrons le feu de camp, et comme sortis de la nuit deux cracheurs de feux nous éclairent de leur souffle rauque ; que la fête commence…..

Feu2

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